Le livre, un outil de liberté ?

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samedi 18 juin 2011

Les poissons ne connaissent pas l’adultère de Carl Aderhold


















Éditeur d’origine : Jean-Claude Lattès
Parution : 20/01/2010
Nombre de pages : 318
Genre : Littérature Française

L'auteur : 

















Carl Aderhold est né à Decazeville dans l'Aveyron en 1963. Il est spécialiste en histoire et littérature du XVIIIe siècle et occupe les fonctions de directeur éditorial chez larousse dans le domaine des sciences humaines. Ce livre est son second roman, le premier “Mort aux cons”, sorti en 2007, avait déjà rencontré un vif succès.

Quatrième de couverture :

Tout juste relookée, Julia, à la veille de ses quarante ans, éprouve le besoin d'échapper à sa vie de femme mariée, de mère, de caissière et saute dans le premier train pour Toulouse. Elle y croise d’étranges passagers: Colette, la vieille dame, amoureuse de deux hommes ; Germinal, le contrôleur anarchiste ; Jean-Pierre, l'éternel dragueur ; une formation de choristes rock'n roll… Et Vincent, spécialiste des bestiaires médiévaux. « Les poissons ne connaissent pas l'adultère », écrit l'un des auteurs qu'étudie Vincent. Mais les héros de ce magnifique Paris-Toulouse ne sont que des humains… Dans ce voyage de toutes les fantaisies, Julia va tenter de renouer avec une vie plus juste, plus légère, plus libre.
Plume alerte et prose cinématographique, Carl Aderhold croque avec bienveillance une galerie de paumés attachants. Embarquement immédiat !
Jeanne Garcin, Elle.

Mon avis : 

Il me tardait tout particulièrement de lire "Les poissons ne connaissent pas l’adultère" car j'avais vraiment apprécié le premier roman de Carl Aderhold "Mort aux cons". Au vu des critiques élogieuses glanées un petit peu partout, j'étais persuadée de passer un excellent moment de lecture.

Ce roman relate les péripéties de Julia, caissière de supermarché à la vie de famille terne, soudainement boostée par un relookage offert par ses collègues de travail.  Elle décide sur un coup de tête de changer de vie et de prendre le premier train en partance vers Toulouse. Au cours de son voyage, elle va croiser une galerie de personnages hauts en couleur : deux couples aux amours déclinants venus pour un colloque, Germinal le contrôleur zélé qui bascule vers l'anarchie en cours de trajet, Bruno le cruciverbiste, Colette la pétillante septuagénaire aux deux amours ....et l'histoire tourne vite au vaudeville et aux règlements de comptes, sous l'oeil complice d'une chorale d'amateurs friande de chansons populaires !

Conquise par le premier roman de l'auteur,  j'avais placé la barre très haute et j'attendais énormément de ce livre...et bien j'avoue avoir été très déçue. Certes il y a quelques passages amusants mais je n'ai pas retrouvé le mordant, l'humour incisif et le cynisme de l'auteur. J'ai eu l'impression de lire du Carl Aderhold en version édulcorée, et j'ai trouvé bien fade le personnage central de ce roman, version moderne et quadragénaire de Cendrillon, insipide et ennuyeuse. Pas de surprises ni de rebondissements pour ce gentil conte de fée dont la fin est vraiment prévisible.
Je classerais ce roman dans les lectures de plage, simples et distrayantes mais vite oubliées à la fin de l'été !

Un extrait :

« Alors elle rebrousse chemin. Elle dépasse le MacDo où elle emmenait Laura petite, le samedi après l'école. Elle sourit aux passants qui ont tous l'air de flâner, aux timides rayons de soleil printanier, aux arbres sans feuilles, aux quelques-uns qui s'activent. Sous le coup de l'émotion, elle allume une cigarette. Elle ne fume pas avant sa pause de 11 heures. Du moins, elle essaie. L'excitation la gagne. Elle va rentrer bien sûr. Mais pas tout de suite. Elle n'a jamais marché comme ça, la tête relevée, bien droite, les épaules redressées, les jambes souples. L'ivresse de se sentir différente, une démarche d'actrice, avec les talons hauts qu'elle a mis ce matin, auxquels elle n'est pas habituée. Elle a l'impression qu'une caméra la suit. Dans sa tête, elle entend une musique, celle de la scène ou l'héroïne se décide enfin à faire ce que tous les spectateurs attendent depuis le début du film. Partir.
Prendre le train».


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3 commentaires:

  1. personnellement j'ai beaucoup aimé ce roman, le l'ai trouvé original avec un style simple mais bien rythmé et qui donne de la vie à ses personnages

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  2. En fait, j'avais été totalement bluffée par son premier roman "Mort aux cons" et je n'ai pas retrouvé la plume acerbe et brillante de cet auteur dans son deuxième ouvrage!

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  3. (Aie, aie, aie !!! Je vois que je suis dans "Lectures en cours")
    J'ai lu récemment "Morts aux cons" et je prépare d'ailleurs un billet sur ce livre. A titre personnel, j'ai été déçu par ce livre. Même si le style et plaisant, amusant, je trouve que d'autres auteurs se sont essayés sur ce thème avant lui avec plus de bonheur (notament Frédéric Dard mais je ne me souviens plus dans quel livre).
    Amicalement

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