Le livre, un outil de liberté ?

Le livre, un outil de liberté ?

lundi 18 juillet 2011

Huis clos en Toscane de Diana Lama






















Éditeur : Le livre de Poche
Parution :06/07/2011
Traduction : Carole Cavallera
Nombre de pages : 221
Genre : Thriller

L'auteure :






















Diana Lama est née à Naples en 1960. Elle a été médecin avant de se consacrer à l'écriture. Son premier ouvrage "Rossi com lei", écrit en collaboration avec Vincenzo De Falco a reçu le prix Tedeschi". Elle est l'auteure de plus de quinze romans, recueil de nouvelles noires et anthologies. Diana Lama est à l'origine de l'association d'auteurs de romans policiers "Napolinoir".

Quatrième de couverture :

Vingt ans après, six anciennes camarades de classe se retrouvent dans la somptueuse villa où elles avaient séjourné ensemble l'année de leur bac. Seule Piera, l'organisatrice de ces retrouvailles, manque à l'appel. Lucia, Amanda, Déda, Maria Luisa, Tatti et Giovanna imaginent alors toutes sortes de motifs à son absence. Très vite, trois autres filles disparaissent. La tension monte peu à peu, d'autant que le week-end touche à sa fin et que le minibus censé venir chercher les hôtes de la villa Camerelle se fait attendre. C'est alors qu'Amanda, la plus angoissée de la bande, fait une macabre découverte. 

Mon avis :

Ce roman présenté à la base comme un thriller oscille entre la satire sociale et le polar en huis-clos. Sept anciennes camarades de lycée décident de se retrouver à la villa Camerelle ou elles ont passé un mémorable week-end vingt ans auparavant. Elles choisissent d'un commun accord d'y séjourner dans les mêmes conditions qu'autrefois et de s'y faire déposer sans téléphones portables ni ordinateurs. En fait, les retrouvailles vont rapidement virer au carnage !

 Quelques rides et années plus tard, Lucia, Amanda, Déda, Maria Luisa, Tatti et Giovanna, ont-elles changé ? Et bien pas tant que ça ! Mesquinerie, coup bas, médisance, jalousie, elles s'épient à la loupe, traquant le moindre faux pas de leurs "amies" et ne s'épargnent rien. On a vraiment l'impression d'être dans une cour de récréation au milieu de gamines capricieuses. A certains moments c'est franchement drôle, à d'autres ça frôle le pathétique !

Le décor ? une maison isolée et mystérieuse qui jadis fut le décor de crimes sanglants, une ambiance qui devient oppressante et de plus en plus angoissante au fil du roman.

 "La maison attend l'arrivée de ses hôtes.

C'est une somptueuse villa du XVIe siècle, au coeur de la campagne toscane. Les deux étages du corps central sont flanqués de tours et de tourelles. Tout en bas, sous le rez-de-chaussée, en dessous des caves mêmes, d'obscures boyaux creusent les entrailles de la terre".

L'originalité du roman se présente sous la forme de sa narration qui s'articule autour des pensées de chacunes des protagonistes. Elles vont prendre la parole à tour de rôle, interrompuent par une intervention régulière de la meurtrière dont on va découvrir petit à petit les motivations profondes !

 Mon avis ? un thriller plaisant à lire, l'auteure ménage le suspens jusqu'à l'épilogue et le livre présente quelques passages fort amusants. Une bonne lecture d'été, un livre à glisser sans hésiter dans son sac de plage, entre crème solaire et paréo !

Un extrait : 

Elle entra dans l'eau d'un mouvement fluide et toujours par pure vacherie envers Maria Luisa, qui la malheureuse, ne savait que barboter comme un chien, enchaîna quatre longueurs sans s'arrêter.
Tu as raison, elle est bonne dit-elle en revenant vers Maria Luisa qui pataugeait près du bord, l'air maussade, et remuait les jambes dans l'espoir de faire fondre sa cellulite.
"Mais nage au lieu de te dandiner, si tu veux te débarrasser de ta cellulite !" et Déda allongea dans l'eau ses jambes parfaites. Maria Luisa sourit aigrement. Ce qui est bien dans l'amitié, pensa Déda, c'est de savoir exactement sur quelle touche il faut appuyer selon ce qu'on veut provoquer. C'est pareil avec l'amour, enfin, tant qu'il dure. Luca avait été aussi facile, aussi vulnérable que Maria Luisa, mais c'était fini à présent.
Elle fit une une cabriole à l'envers et s'ébroua.
"Je ne comprends pas que tu te mouilles les cheveux à chaque fois que tu te baignes, dit Maria Luisa. Tu dois passer un de ces temps à les sécher !
- Parce que tu crois que tu es sexy avec tes cuisses de dinde, ta mise en plis et tes trois couches de fond de teint ?"

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