Le livre, un outil de liberté ?

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lundi 29 août 2011

Ubiquité de Claire Wolniewicz

Éditeur : Viviane Hamy
Parution : 24/08/2005
Nombre de pages : 142
Genre : Littérature française

L'auteure :















Née en 1966, Claire Wolniewicz est journaliste. Elle est l'auteure d'un recueil de nouvelles "Sainte Rita, patronne des causes désespérées", paru aux Éditions Finitude en 2003. En 2005, elle publie  son premier roman "Ubiquité", Prix des lycéens Librecourt 2006. Après "Le temps d'une chute" (2008), paraît "Terre légère" (2009) suivi de "La dame à la larme" (2011), dans lequel on retrouve Adam Valladier, le personnage phare de "Ubiquité".

Quatrième de couverture :

Le 20 juin la météo prévoyait enfin du beau temps, bien qu'assorti de températures assez basses pour la saison. C'est alors que les choses commencèrent vraiment pour Adam Volladier. " Subitement, il se découvre un don d'ubiquité sociale : sans raison, une foule de gens reconnaissent en lui qui un dentiste clermontois, qui un œnologue, qui un acteur de série télévisée... Adam résiste - très peu -, puis se laisse glisser dans ces identités, émerveillé par les vies qu'on lui attribue, qui l'enivrent et qu'il endosse comme un costume ou une nouvelle veste. Mais peut-on poursuivre un pareil jeu lorsqu'il s'agit de prendre la place d'un amant ? Que faire lorsque Rita - une femme ravissante travaillant dans une galerie d'art - le prend pour Georges Fondel, l'homme dont elle est amoureuse ? Adam ne réfléchit pas : il sera Georges Fondel. Le choix, bien sûr, n'est pas sans risques. Le vrai Fondel est un escroc. Après avoir volé une toile célèbre au musée d'Orsay, il a disparu sans laisser de traces et ses complices le recherchent...

Mon avis :

Voilà un court roman qui se dévore d'une traite ! De sa prose élégante et humoristique, Claire Wolniewicz nous conte le farfelu destin d'Adam Volladier dont la vie va être chamboulée par une aventure hors du commun !
Né un an jour pour jour après un frère enlevé par la mort subite du nourrisson, Adam est surprotégé par ses parents qui le gavent de fortifiants et ne lui autorisent que des activités sans risques : jardinage, ballades en forêt et messe du dimanche.
On lui offre un vélo ? l'estimant trop dangereux pour leur progéniture, ses géniteurs en font don à la kermesse de l'école.
Il est doué pour la peinture ? hors de question qu'il parte à Paris prendre des cours de dessin, trop de dangers le guettent dans la grande ville.
Il va grandir et revêtir le costume étriqué d'un comptable à la vie sans fantaisie quand du jour au lendemain, à l'âge de 34 ans, il se retrouve doté d'un don unique : des inconnus le croisant au fil du hasard le prennent pour quelqu'un d'autre, il endosse tour à tour l'apparence d'un avocat, d'un brocanteur, d'un responsable d'hôtel au sénégal....
Paniqué et pris de court dans un premier temps il va finir par apprécier la situation. il entreprend de se faire relooker, se cultive, gagne en assurance et c'est l'essence même de sa personnalité qui va s'en trouver transformée.
Adieu la morosité et bonjour la fantaisie ! Adam rencontre Rita lors d'un vernissage qui reconnaît en lui Georges Fondel, un arnaqueur dont elle est éprise. Il va apprendre à ses dépens que son don d'ubiquité sociale n'est pas sans comporter de risques !
Ce premier roman de Claire Wolniewicz est inclassable, il  joue dans le mélange des genres mariant littérature fantastique et intrigue psychologique. Plein de fraîcheur, d'humour et de fantaisie, animé par des personnages subtilement brossés, ce livre m'a fait passé un très bon moment de lecture !

Un extrait :

"On était en janvier, un mois blême, tout froid. Adam Volladier allait avoir trente-quatre ans, le quinze mars. A compter de son trente-troisième anniversaire, il avait vécu chaque jour fébrilement, attendant quelque chose, quelqu'un peut-être; c'était bien à cet âge que Jésus avait accédé au Ciel, l'épanouissement total. Mais pour lui, les cieux étaient restés fermés et oppressants. Au bout de plusieurs mois, épuisé de tant d'espérance, il s'était retranché en lui-même, plus sûrement qu'il ne l'avait jamais fait auparavant. On ne l'y reprendrait plus. Il se sentait vaguement déçu, un peu amer, très bête d'avoir cru à un geste du destin."

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