Le livre, un outil de liberté ?

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samedi 14 février 2015

Commérages et persiflages

 
 




















Édition : Éditions le Manuscrit
Parution : 19 février 2009 
Nombre de pages : 262
Genre : Roman

L'auteure :





















Née en 1972 à Chamalières, Isabelle Larpent-Chadeyron est titulaire d'une licence de droit privé. Globe-trotteuse infatigable, elle a voyagé dans de nombreux pays.

Lauréate du Prix Arthur Rimbaud pour le recueil "Les cafés de Paris" en 1995 et  du Prix Hélène Jacques-Lerta organisé par le Cercle de poésie Amélie Murat en 2001, elle a remporté le prix 2011 du Noël des romanciers d'Auvergne avec son roman "Commérages et persiflages".

Quatrième de couverture :

Six mois en live dans une société financière, sur fond d'amitiés, d'intrigues et de rivalités diverses. Un enseignement non négligeable sur les conditions de travail et la réalité de la vie au sein d'un bureau, avec ses commérages et ses persiflages, mais aussi ses joies et ses satisfactions. Après avoir lu ce livre, vous en verrez certainement plus vos collègues avec les mêmes yeux. . . Attendez-vous à basculer dans les entrailles d'une entreprise qui ne laisse guère de place aux sentiments !

Mon avis :

 Qui a dit que la vie de bureau était un long fleuve tranquille ? Sûrement pas Fiacre, jeune intérimaire qui nous invite à découvrir quelques mois de son expérience professionnelle au sein de l'établissement bancaire LLZAu rythme des saisons qui défilent sur les pas de Fiacre, nous suivons le train-train quotidien d'une poignée d'employés d'un service administratif bien structuré, où il ne fait pas bon de se permettre un grain de fantaisie. L'auteure nous invite à découvrir une microsociété avec ses codes et ses rites d'initiation. Au fil des pages, on rit des mesquineries, jalousies et autres bassesses des uns et des autres, prêts à se crêper le chignon pour une porte qui claque trop fort ou un manque d'éclairage. Un vrai poulailler, c'est que ça caquette là-dedans, entre bruits de couloir et ragots, et personne n'est épargné.  Et puis, tout comme en politique, il existe un clivage bien tranché dans ce bureau : CDI contre CDD. Alors, que des tickets restaurant disparaissent, et le coupable est tout trouvé : ce ne peut qu'être le fait de l'intérimaire, du stagiaire ou de la femme de ménage ! D'ailleurs, même les employés temporaires ne se font pas de cadeaux, il suffit qu'un poste soit à pourvoir pour que les amitiés d'hier se transforment en inimitiés.

Voilà un roman intimiste, écrit à la première personne et qui se dévore comme une friandise. J'ai aimé cette lecture parce que ça sent le vécu et qu'au fond, chacun d'entre nous (et moi la première) ne peut manquer de se retrouver au milieu de ce bouillon de vie professionnelle. Que celui qui n'a pas connu ça lève la main (Et dis donc toi là-bas, Hou, hou le menteur).
Merci à l'auteure pour cet excellent moment de lecture, un vent de fraîcheur et d'authenticité qui fait du bien ! On n'est pas en Amérique là, mais bien dans la vraie vie, celle que l'on connaît et que l'on traverse au quotidien, avec ses aléas et ses petits bonheurs !



 
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