Le livre, un outil de liberté ?

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mercredi 1 mars 2017

La dernière nuit à Tremore Beach de Mikel Santiago




















Éditeur : Actes Sud
Parution : 04/05/2016
Traduction : Delphine Valentin
Nombre de pages : 334
Genre : littérature espagnole

L'auteur : 





















Mikel Santiago est né en Biscaye en 1975. Après de longs séjours en Irlande et aux Pays-Bas, il vit à Bilbao où il partage son temps entre l'écriture, le rock'n'roll et la programmation informatique.

Quatrième de couverture : 

Clenhburran : cent cinquante âmes en hiver, ses routes sinueuses entre vallons verdoyants et récifs escarpés, ses tourbières et ses fleurs sauvages. C’est en Irlande, dans ce hameau du comté de Donegal, que le célèbre compositeur Peter Harper est venu trouver refuge dans une maison isolée sur la plage. Pour s’accommoder d’un divorce orageux et renouer avec la musique.

Au retour d’un dîner chez des amis par une nuit de tempête, il tente de dégager la branche d’un vieil orme qui lui barre le chemin, quand il est frappé par un éclair d’une rare violence. S’ensuit une migraine chronique qu’aucun traitement ne parvient à apaiser, suivie, quelques jours plus tard, par de récurrents cauchemars sanglants où peu à peu apparaissent ses voisins et ses propres enfants, qu’il attend pour les vacances. Ces rêves semblent l’avertir d’un danger imminent auquel personne n’est disposé à croire. Saisi d’une angoisse vertigineuse lorsqu’il constate que jour après jour des pans entiers de ses visions nocturnes s’incarnent dans la vie réelle, il doit lutter seul contre la menace qui désormais enserre les siens.
Dans ces paysages irlandais aussi grandioses qu’inhospitaliers, c’est la part d’ombre de chaque personnage qui se dévoile, tous rattrapés par ce qu’ils sont ici venus fuir.
Un rythme vertigineux, un suspense tramé au cordeau : un début fracassant pour un auteur surnommé déjà le “Stephen King espagnol”.

Mon avis :

Et alors c'est arrivé. Ce dont j'allais si souvent me souvenir par la suite. Une voix m'a parlé et m'a dit :
« Ne sors pas de la maison. »
Ce fut comme une voix sans visage. Comme un fantôme caché dans mes oreilles. Un murmure qui aurait pu être le vent. Je l'ai entendu en moi quelque part : « N'ouvre pas cette porte. Pas ce soir... » Ma main est restée posée sur la poignée. Mes pieds pétrifiés, plantés dans le sol carrelé.

Compositeur en panne d'inspiration après un divorce houleux, Peter Harper est parti panser ses blessures dans un maison isolée au bord d'une plage irlandaise. Un soir où il est convié à dîner chez des amis, une voix intérieure lui susurre ce leitmotiv : « Ne sors pas de la maison» Faisant fi de cette mise en garde, notre musicien fait taire ce qu'il considère comme une pensée délirante et répond à cette invitation. Un choix dont il va se mordre les doigts par la suite. Foudroyé par un violent éclair sur le chemin du retour, ce dernier qui ressort de son accident commotionné mais indemne se retrouve bientôt la proie de terrifiants rêves éveillés, de plus en plus cauchemardesques et sanguinolents au fil des jours. Ses proches sont-ils réellement en danger où est-il victime d'hallucinations morbides ? Est-ce pure folie ou doit-il au contraire écouter ses alarmantes et terrifiantes voix intérieures ? 

Mikel Santiago surnommé le “Stephen King espagnol” n'a pas usurpé son surnom. De sa plume fluide et addictive, l'auteur, tel un maître d'orchestre savamment rodé, fait monter crescendo le suspens à chaque page tournée, mêlant chausses-trappes et autres sournoises impasses pour mieux embrigader le lecteur dans ses redoutables filets... Gardez les yeux bien ouverts car une fois fermés, les réminiscences maléfiques de ce page-turner risqueraient bien de vous faire cauchemarder pour de bon !



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