Le livre, un outil de liberté ?

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jeudi 16 juin 2011

Les visages de Jesse Kellerman






















Editeur : Sonatine
Traduction : Julie Sibony
Parution : 15/10/2009
Nombre de pages : 471
Genre : Thriller
L'auteur :





















Jesse Kellerman est né en 1978. Il est le fils des écrivains Jonathan et Faye Kellerman. Les Visages est son premier roman publié en France.


Quatrième de couverture :


Lorsque Ethan Muller, propriétaire d'une galerie, met la main sur une série de dessins d'une qualité exceptionnelle, il sait qu'il va enfin pouvoir se faire un nom dans l'univers impitoyable des marchands d'art. Leur mystérieux auteur, Victor Crack, a disparu corps et âme, après avoir vécu reclus près de quarante ans à New York dans un appartement miteux. Dès que les dessins sont rendus publics, la critique est unanime : c'est le travail d'un génie. La mécanique se dérègle le jour où un flic à la retraite reconnaît sur certains portraits les visages d'enfants victimes, des années plus tôt, d'un mystérieux tueur en série. Ethan se lance alors dans une enquête qui va bien vite virer à l'obsession. C'est le début d'une spirale infernale à l'intensité dramatique et au coup de théâtre final dignes des plus grands thrillers. Bien loin des polars calibrés habituels, Jesse Kellerman, styliste hors pair, nous offre ici un roman d'une indéniable qualité littéraire qui, doublée d'une intrigue machiavélique, place d'emblée le livre au niveau des plus grandes réussites du genre, tels Mystic River, de Dennis Lehane, ou L'Analyste, de John Katzenbach.


Mon avis :

J'ai vraiment apprécié ce livre qui pourtant ne me tentait pas plus que ça de prime abord, en effet, je me méfie des livres autour desquels il y a trop de battage méditiatique (bien souvent sources de déception en ce qui me concerne), surtout quand l'auteur est fils d'écrivains célèbres !
J'ai donc entamé cette lecture pleine d'à prioris, j'imaginai un polar de facture classique avec la recette habituelle : crimes sanglants, tueur en série et gentil flic justicier !
Que nenni, ce roman est bien plus que ça, c'est d'abord une description du monde de l'art et des galéristes et surtout un magnifique roman sur les ravages des secrets de famille et des non-dits, qui nous démontre à quel point la loi du silence fait souffrir chaque membre du clan et les répercussions que cela peut engendrer sur plusieurs générations.
Ethan Muller, propriétaire d'une galerie, met la main sur une série de dessins d'une qualité exceptionnelle, oeuvre d'un inconnu Victor Cracke. Il voit là un précieux sésame pour pouvoir enfin se faire un nom dans l'univers impitoyable des marchands d'art. Les critiques sont dithyrambiques, le succès immédiat. Lee McGrath, un policier à la retraite reconnaît alors sur ces portraits, les visages d'enfants assassinés il y a bien longtemps, meurtres non résolus qui l'ont toujours hanté. Ethan et Lee vont partir sur les traces du portraitiste…..et nous allons de surprise en surprise !
C'est vraiment un roman surprenant qui vous tiendra en haleine jusqu'au bout. Une histoire pleine de rebondissements, aussi passionnante que divertissante….et surtout un livre qui vous hantera bien longtemps après l'avoir refermé !


Un extrait :

«Un génie doit par définition être quelqu'un qui ne s'arrête pas pour réfléchir à ce qu'il fait, à la façon dont cela sera reçu ni aux conséquences que ça aura sur lui et son avenir; il se contente de faire. Il exerce son activité avec une obstination qui est par essence malsaine et souvent autodestructrice.»

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