Le livre, un outil de liberté ?

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mardi 24 janvier 2012

Ne les crois pas de Sebastian Fitzek






















Éditeur : Le livre de Poche 
Parution : 18/05/2011
Traduction : Pascal Rozat
Nombre de pages : 414
Genre : Thriller

L'auteur :
















Sebastian Fitzek est né à Berlin en 1971. Après des études de droit, il travaille à la radio et à la télévision. Thérapie, son premier thriller paru en 2008 aux éditions L'Archipel, s’est retrouvé numéro un des ventes en Allemagne et il a été traduit dans vingt-deux pays.

Quatrième de couverture :

Yann May, un célèbre psychologue berlinois, est au téléphone avec Leoni, sa fiancée. La liaison est mauvaise. Pourtant il l'entend dire : « Ne les crois pas. Quoi qu'ils te disent... ne les crois pas… » Alors qu'il est encore en ligne, un policier sonne et lui annonce la mort accidentelle de Leoni, une heure plus tôt… Huit mois ont passé. Ira Samin, une psychologue de la police, a décidé d'en finir. Mais, alors qu'elle s'apprête à passer à l'acte, un de ses collègues vient la chercher pour l'emmener dans une station de radio. Un forcené s'est retranché dans un studio et menace d'abattre ses otages. Ira est chargée de conduire les négociations. Bien vite, elle comprend que Yann a tenté ce coup de poker pour retrouver Leoni, qu'il se refuse à croire morte. Et certains de ses arguments sont troublants... Après Thérapie, le nouveau thriller de Sebastian Fitzek, la révéla tion du polar allemand.

Mon avis :

J'avais beaucoup apprécié le premier roman de l'auteur "Thérapie", un thriller psychologique bien ficelé, riche en suspens et en rebondissements et c'est avec enthousiasme que je me suis lancée dans la lecture de "Ne les crois pas" en espérant retrouver les ingrédients qui avaient fait le sel de son précédent récit. Malheureusement, le charme n'a pas opéré comme c'était le cas pour "Thérapie".

L'histoire relate la prise d'otages du présentateur vedette d'une émission de radio et de son groupe de visiteurs par un psychologue qui se refuse à croire que sa femme est morte. Pour lui, cette offensive représente sa dernière carte après avoir échoué dans toutes ses tentatives pour retrouver sa compagne. Il menace d'abattre un par un les otages si les auditeurs qu'il contacte au hasard ne prononcent pas cette phrase décisive en direct : "J'écoute 101.5 et maintenant libère un otage !".
Ira, une négociatrice qui officie au sein des unités d'élite de Berlin est appelée à la rescousse pour le raisonner. Alcoolique, elle a perdu goût à la vie suite au suicide de sa fille et elle n'est pas préparée à ce qui va suivre.
Un terrible bras de fer contre la mort va s'engager entre ces deux écorchés de la vie qui n'ont plus rien à perdre. Chacun poursuivant sa chimère, le duel va s'avérer des plus redoutables ...

L'idée de départ était bien trouvée et aurait pu donner lieu à un thriller intéressant. Malheureusement, les personnages sont sans réelle consistance et peu crédibles et on ne peut pas dire que le style de l'auteur brille par sa singularité. De plus des longueurs viennent freiner la poursuite de la lecture et j'avoue m'être un peu ennuyée par moments.
La lecture de ce thriller me laisse donc un arrière goût de déception et  c'est pour moi un polar de bien moyenne facture. Si vous souhaitez découvrir l'auteur, je vous conseille plutôt de lire "Thérapie", bien plus original et abouti !

Un extrait :

"- Très bien. Voici un bref rapport sur la situation. Il y a environ trente-trois minutes, un inconnu c'est introduit dans le studio de la radio 101.5 et a pris en otage un groupe de visiteurs, ainsi que le présentateur de l'émission en cours. Il les menace avec une arme à feu non identifiée et prétend porter des explosifs autour de la ceinture.
- Qu'est-ce qu'il veut ? demanda Ira.
- À ce stade, nous n'en savons rien. Et nous n'avons aucune visibilité sur ce qui se passe à l'intérieur du studio. Toutes les fenêtres sont obstruées par des volets roulants parfaitement hermétiques.

- Bref vous êtes dans le flou total.
- Nous avons mis quarante-cinq hommes sur le coup, poursuivit Steuer en feignant d'ignorer sa remarque. J'assure personnellement le commandement des opérations. Le commissaire Götz dirigera le commando d'intervention spéciale. Nous avons bouclé l'ensemble de la place et détourné le trafic routier. Deux équipes de tireurs d'élite se sont réparties dans les immeubles d'en face, quand à la cellule "Cash Call" ...
- "Cash Call" ? l'interrompit Ira. Mais qui a inventé un nom de code aussi débile ?
- Épargnez-nous vos fines remarques, et écoutez donc plutôt cet enregistrement réalisé à 7h35.
Après un nouveau craquement sur la ligne, la retransmission  d'un extrait d'émission radio débuta. Mais au lieu de la voix familière de l'animateur, ce fut celle du preneur d'otages qu'Ira entendit.
- ... vous vous apprêtez à vivre votre pire cauchemar. J'interromps cette émission pour une annonce de la plus haute importance. J'ai pris en otages plusieurs personnes dans ce studio, parmi lesquelles Ralph Timber. Et pour une fois, il ne s'agit pas d'un de ces canulars hilarants concoctés pour vous par l'équipe de la matinale. Je suis on ne peut plus sérieux. Ralf, venez donc au micro, je vous prie, et confirmez à nos amis auditeurs que je dis bien la vérité."


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3 commentaires:

  1. J'ai beaucoup aimé "Thérapie" aussi. Du coup, celui-ci attend dans ma PAL... mais ton avis me refroidit un peu.

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  2. Il ne faut pas Cécile car il n'est pas dit que toi tu ne l'apprécies pas ! les gôuts et les couleurs ...

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  3. Et bien, dès que je l'aurais lu, je viendrais te dire ce que j'en ai pensé

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