Le livre, un outil de liberté ?

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samedi 15 septembre 2012

Apokalypse de PJ Lambert


Éditeur : Éditions de midi
Parution : 20/03/2012
Nombre de pages : 313
Genre : Thriller
 
L'auteur :
 
Patrick Jérôme Lambert a vécu plus de vingt ans à l’étranger (Asie, Océanie, Europe et Pays Arabes) où il exerçait la profession de trader sur les marchés financiers. Il vit actuellement à montpellier et travaille comme consultant auprès d’une grande société française.
Il est l'auteur de plusieurs romans : Le Vengeur des catacombes (Éditions Fayard, 2007) pour lequel il a obtenu le Prix du Quai des Orfèvres 2008, Morofisc (Éditions Plon, 2008), Les Murmures du tombeau (Éditions First, 2010) et La Route d'émeraude (éditions First, 2011).
 
 Quatrième de couverture :

Qu'un laboratoire veuille en racheter un autre est dans l'ordre des choses. Mais pourquoi payer un prix si élevé ? Et surtout, pourquoi les actionnaires opposés à ce rachat meurent-ils brutalement ? David Meyer, le journaliste bon-vivant spécialisé en matière criminelle croyait avoir tout vu. Or cette affaire se révélera rapidement être la pire de toutes. Entre tueurs psychopathes, secte apocalyptique, OGM et poupées russes, il se retrouvera en effet confronté à une énigme impitoyable et mortelle, dont l'enjeu n'est autre que la vie de tous ceux qui lui sont chers !
 
L'écriture de PJ Lambert est si subtile que le suspense se dénoue là où on l'attend le moins. Paris-Match.com
 
Mon avis :
 
"Apokalypse", un titre de roman qui n'est pas sans nous faire frémir ! Entre effroi et fascination, les théories apocalyptiques  sont pléthores et sujettes à toute sorte de prévisions et rumeurs fantaisistes qui déchaînent les passions. Il existe actuellement bon nombre de groupes sectaires comme  le centre "Brahma Kumaris", "Ramtha" ou le mouvement ufologique "Kryéon" qui prônent la fin du monde pour 2012.
Le roman de Patrick Jérôme Lambert est une fiction à la trame complexe qui fourmille de personnages inquiétants et qui nous plonge  au coeur de l'une de ces sectes millénaristes capables des dérives les plus extrêmes !
 
Jour J-46, Sophia-Antipolis, le compte à rebours est lancé ! Pascale, microbiologiste et fondatrice de la société Progène, spécialisée en génie génétique, est sauvagement assassinée à son domicile. La police conclu à un cambriolage qui aurait mal tourné et classe l'affaire. Son oncle réfute cette thèse. Pour lui, on a cherché à éliminer sa nièce, tout comme son associé disparu dans un accident de voiture quelques jours auparavant. Le motif ? Son refus catégorique de vendre son laboratoire de biotechnologie axé dans la recherche sur les organismes génétiquement modifiés à la société Sirax, un groupe spécialisé dans la fabrication de vaccin et prêt à tout pour l'acquérir ! 
Bien décidé à découvrir la vérité, il demande l'aide de David Meyer, un journaliste spécialisé dans les dossiers criminels. Ce dernier accepte, sans se douter qu'il va plonger au coeur d'une effroyable affaire qui va lui faire parcourir les quatre coins de l'hexagone, le faisant voyager jusqu'à Chypre . Épaulé par son vieil ami le commissaire principal Simeoni, David Meyer devra faire face à de redoutables adversaires : secte apocalyptique, mafia russe, milieu interlope des clubs sado-maso, services secrets et virus mortels.
Ce thriller nous immerge dans une enquête à hauts risques où les cadavres s'amoncellent et où le mystère s'épaissit au fil des pages, jusqu'à un dénouement qui vous laisse complètement sonné...
 
Cocktail détonnant d'humour et de suspens, j'ai apprécié la narration dont le fil se déroule sans anicroches, alternant l'usage de la première et de la troisième personne rendant ainsi le récit plus vivant en l'enrichissant du point de vue des personnages secondaires. Ponctué de scènes d'action tout au long de l'intrigue, ce thriller ne m'a laissé aucun répit jusqu'à son terme. L'auteur, fin stratège, maîtrise l'art et la manière de balader son lecteur de courses-poursuites en rebondissements multiples sans lui laisser le temps de reprendre son souffle, allant jusqu'à lui mettre les nerfs à rude épreuve.
Si vous aimez les intrigues réalistes et tordues à souhait et qu'une bonne décharge d'adrénaline ne vous fait pas peur, foncez !
 
Un extrait :

Je m'appelle Meyer, David Meyer.
Mes yeux courent sur le paysage familier, rassurant dans sa normalité. Le comptoir est bondé, lourd de clients à tous les stades de la dégustation : depuis ceux qui ingurgitent le plat du jour ou le croque-monsieur sur le zinc jusqu'à ceux, à la faim apaisée ou oubliée, qui tètent un petit noir quand ce n'est pas un demi ou un jaune. Je distingue même l'ambre d'un cognac, le transparent d'un alcool blanc. Finalement quand on y réfléchit, nos troquets ne sont-ils pas, à l'image des tableaux de nos impressionnistes, des symphonies de couleurs ? Pas étonnant d'ailleurs qu'ils aient été tant inspirés à force de les fréquenter !
Sans oublier le côté social de ce lieu où le costume côtoie le débardeur, la cravate la combinaison de peintre ; là où le chinois « pochetronne » avec l'antillais qui s'imbibe en compagnie du visage pâle occupé à reluquer les formes de l'africaine qui vient de commander un jambon beurre. Et tout ça se mélange, discute, rit. On échange des tuyaux pratiques, on se rejoue le dernier match de foot par émotions interposées, on se tape la cloche puis on se tape dans le dos.
Le bistrot comme espace d'intégration : faudra que je ressorte ça dans un de mes articles !
 

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