Le livre, un outil de liberté ?

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dimanche 7 octobre 2018

Été 70 de Jacky Essirard




















Éditeur : Yovana
Parution : 30/04/2018
Nombre de pages : 203
Genre : littérature française

L'auteur :















Né en 1949, Jacky Essirard vit à Angers. Auteur, dessinateur, peintre et graveur, il est l'auteur de plusieurs ouvrages dont un roman ayant pour titre La Solitude du Quetzal ainsi que plusieurs recueils de poésie et de nouvelles. Ce dernier a également illustré de nombreux livres d’artistes.  

Quatrième de couverture :


Après une opération bénigne, Vincent profite de sa convalescence pour s'occuper d'une blessure ancienne mal cicatrisée. Il écrit le présent, celui d'un homme de soixante ans, et le passé de celui qu'il a été à vingt ans. Il revisite l'été 70, son séjour aux Pays-Bas où il alla enterrer un amour avorté ― une liaison épistolaire de deux années qui s'était achevée brutalement. Il était parti malgré tout, jouant l'amitié, acceptant l'absurde au gré de ses découvertes. Quarante ans plus tard, Vincent recoud à petits points l'épisode clé de sa vie affective. Les photos parlent. Il rouvre la plaie sans nostalgie ni douleur. L'examine avec humour à la recherche d'un souvenir clandestin sous l’œil de Margot, la compagne d'aujourd'hui. D'une plume légère trempée dans une encre dense d'émotions, Jacky Essirard nous brosse dans ce second roman un tableau très personnel de cette saison aux accents mythiques : l'été 70.

Mon avis : 


Est-ce cela vieillir ? Etre capable de retourner explorer sa vie antérieure et d'en apprécier la consistance ? De faire la part de ce qu'il y a de factice et de vrai, de comprendre ce qui a enrichi la mémoire et de mesurer le temps perdu dans les apparences ?


Hospitalisé suite à une hernie, Vincent qui a abordé le cap de la soixantaine se penche sur son passé et principalement sur l'été 1970, époque où il a vécu une passion à distance avec Ingrid, une belle hollandaise avec laquelle il a entretenu une correspondance épistolaire pendant deux ans. Quand ce dernier se rend aux Pays-Bas en août 70, cette dernière vient de rencontrer celui qui deviendra l'homme de sa vie. Une fois la déception encaissée, cette histoire d'amour avortée va se transformer en une belle amitié. Vincent passera un été idyllique avec Ingrid et sa sœur Hilde, entre fous rires et complicité amicale. Ce sera une période charnière de son existence qui façonnera de manière déterminante ses futurs choix personnels et professionnels !
Roman d'introspection, ce récit aux accents autobiographiques nous plonge dans l’existence d'un homme arrivé à un carrefour de sa vie qui ressent le besoin de faire le bilan sur la pertinence des ses choix antérieurs et se questionne sur son devenir d'homme vieillissant. Professeur de géographie reconverti en restaurateur de tableau, le narrateur qui n'a vécu que des relations épisodiques et n'a jamais connu la paternité souhaite laisser une trace écrite de son passage sur terre et léguer ses mémoires à Margot, sa jeune compagne trentenaire du moment.

Sensible et émouvant, sans tomber dans le pathos, ce roman intimiste écrit à la première personne mêle habilement le passé et le présent. Il est agréable à lire et de belles émotions se dégagent à travers ces pages. En revanche, l'action est peu présente et nous n'avons qu'un bref aperçu du mode de vie des années 70 et de la Hollande de l'époque, ce que j'ai trouvé dommage.
Été 70 devrait cependant trouver son public, notamment celui d'hommes de la génération de l'auteur qui se retrouveront certainement à travers la plupart des événements vécus par le narrateur !



Merci à Babelio et aux éditions Yovana. 
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