Le livre, un outil de liberté ?

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vendredi 15 mars 2019

Les âmes englouties de Susanne Jansson




















Éditeur : Presses de la cité
Parution : 21/02/2019
Traduction : Marianne Segol-Samoy
Nombre de pages : 320
Genre : littérature française

L'auteure :


















Née en 1972 à Åmål, Susanne Jansson est journaliste et photographe free-lance. Elle a publié plusieurs nouvelles policières dans des magazines suédois. Avec son premier roman, Les Âmes englouties, en cours de traduction dans une vingtaine de pays, elle s'installe parmi les nouvelles voix du polar nordique. Elle vit avec sa famille près de Gothenburg en Suède.

Quatrième de couverture :

Pour travailler à sa thèse de biologie, Nathalie retourne vivre dans sa région natale, au cœur d'une Suède humide et reculée. Dans la petite maison qu'elle habite en forêt, elle se laisse rappeler à son enfance douloureuse, à l'époque où la disparition de la jeune Tracy avait inauguré une succession de drames. Un jour, un cadavre est retrouvé dans la tourbière. Dix années auparavant, déjà, une jeune fille momifiée avait été découverte au même endroit. Bientôt, de nouveaux cadavres affleurent. Alors que la police se met en quête d'un serial killer, Göran, ancien professeur de physique, est convaincu que l'endroit est peuplé de revenants. Cette théorie intrigue aussi Maya, photographe judiciaire. Les trajectoires de Nathalie et de ces deux enquêteurs de l'ombre vont se mêler... et de nombreux secrets seront déterrés. 

Angoissant et précis, un thriller atmosphérique à la rare puissance suggestive, qui conjugue tentations surnaturelles, croyances populaires, explications scientifiques et fines analyses psychologiques.

Mon avis :

« Pour elle, son corps était un organisme rempli de compost. Comme n'importe quelle espèce de plante ou d'animal. Ça lui donnait un sentiment de liberté totale. Semblable à un chuchotement venu d'en haut, venu de l'intérieur, lui disant de lâcher prise. L'espace d'un instant, elle s'était sentie comme une feuille qui se détachait d'une branche pour virevolter dans les airs avant de tomber sur le sol où le processus de décomposition prendrait le relais. 
Libre de tomber.
Comme une simple feuille. »

Maya Linde, talentueuse artiste et photographe judiciaire, intervient dans une enquête liée à l'agression d'un étudiant en art qui avait pour habitude de faire son footing dans les tourbières. Retrouvé inanimé par son amie Nathalie, une jeune biologiste de retour dans la région pour rédiger sa thèse, Johannes qui est en stade de coma avancé ne peut renseigner les enquêteurs. Fuyait-il un ennemi ou s'est-il trouvé au mauvais endroit au mauvais moment ? Que s'est-il vraiment passé en ce jour de tempête ? 
Les rumeurs vont bon train, d'autant plus qu'il est question de disparitions inexpliquées dans le même secteur au fil des ans. De plus, ce lieu hostile et humide, déserté par nombre de ses habitants, regorge de légendes et de superstitions, notamment de sacrifices humains qui seraient réclamés par une terre avide d'âmes nouvelles à dévorer.
Une tourbière qui a encore beaucoup de secrets à révéler à Maya et Nathalie, pourtant toutes deux natives de la région, qui vont conjuguer leurs efforts pour élucider cette énigme, quitte à déterrer de vieilles histoires et faire resurgir les événements douloureux d'un passé qu'elles croyaient profondément enterré... 

L’intérêt de ce polar scandinave flirtant avec le surnaturel réside avant tout dans son atmosphère particulière, aussi étrange qu’envoûtante. Folklore local, fantômes, secrets, hantent ce récit dont l'auteure a situé l'action dans une région méconnue de la Suède et dont la particularité réside principalement dans ses énigmatiques tourbières où furent retrouvés des vestiges humains. Jonglant entre le rationnel et l'étrange, le passé et le présent, ce récit fluide et sans temps mort happe le lecteur dans une intrigue diabolique et retorse où les tourbières jouent le rôle prépondérant du vilain croquemitaine. 
Décidément, les auteurs scandinaves n'ont pas fini de m'étonner et de m'enchanter !




Merci à Babelio et aux éditions Presses de le cité.

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