Affichage des articles dont le libellé est Montmartin Yves. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Montmartin Yves. Afficher tous les articles

dimanche 18 juin 2023

Le code d'Yves Montmartin


 











Éditeur : La chouette à lunettes
Parution : 08/04/2023
Nombre de pages :
Genre : 276

L'auteur : 















Yves Montmartin est né à Saint-Etienne en 1953 et il souffre depuis son enfance de bibliophagie, maladie qu'il soigne avec de la lecture matin, midi et soir. La bibliothèque associative dont il est un des bénévoles est devenue son centre de soins. L’écriture du "livre qui vole", son premier roman, doit être considérée comme une thérapie. Il est également l'auteur du roman "Anaïs", paru en 2018,"Sept jours au Mazet-St-Voy" sorti début 2020 aux éditions du Venasque, La mauvaise herbe (2020) et Brindille (2022).

Quatrième de couverture :

Je suis convaincu que pour rester impuni, ne pas se faire prendre, il ne faut pas commettre le meurtre de trop. Ma décision est arrêtée, quoiqu’il advienne je m’en tiendrais à cinq. Cinq crimes, pas un de plus pas un de moins, cela me semble un nombre raisonnable. De toute façon, je n’ai pas idée de la quantité minimum nécessaire de meurtres pour avoir droit au titre de tueur en série.
Sincèrement et sans me vanter, je pense que j’ai toutes les cartes en main, il ne reste plus qu’à attendre le bon moment et surtout les bonnes personnes qui feront des victimes idéales.

Mon avis :

« Un représentant de commerce, c’est comme un curé, plus il est jovial et rondouillard, plus on lui fait confiance. »

Contrairement à ce que son patronyme pourrait indiquer, le mal nommé Philippe Fortunier est loin d'être né sous d'heureux auspices. Entre la violence d'un père alcoolique et un physique replet qui lui a attiré de nombreux quolibets de la maternelle à l'âge adulte, on entame la lecture de ce livre avec une bonne dose de compassion envers le malchanceux. 
Un élan empathique vite réfréné quand on découvre les noirs desseins du (faussement) sympathique représentant de commerce des établissements BonyA la lecture d'un polar au titre évocateur (Le boucher), ce dernier décide d'entamer une carrière de tueur en série. Planifiant ses crimes avec minutie à l'aide d'un carnet rouge sang et obéissant à des règles rigoureuses, il écume la Région Rhône-Alpes à la recherche de ses proies, toutes des femmes choisies sur des critères très précis. 
Ce dernier va donner du fil à retordre aux forces de police qui se sentent dépassées face à des meurtres aussi odieux qu'inexplicables. Tant par le profil disparate des victimes que par l'absence de mobile apparent. Un véritable casse-tête chinois… 
Se laissant griser par la facilité à exécuter ses crimes et par l'impuissance des forces de l'ordre, le rusé meurtrier va multiplier les risques.
Saura-t-il s'arrêter à temps et échapper à la sagacité des enquêteurs ? Le crime parfait existe-t-il vraiment comme il semble le croire ?  

Empruntant les codes du roman policier, l'auteur brosse le portrait non dénué d'humour d'un personnage cynique et dépourvu de compassion, pour qui le crime ne représente qu'un divertissant jeu tactique et les victimes de simples pions sur un échiquier. On avance avec autant d'effroi que d'amusement dans la lecture de cette intrigue soigneusement construite, découvrant avec effarement le parcours macabre de ce personnage dénaturé et sans vergogne. 
Par ailleurs, le titre du roman ne prend tout son sens qu'à la fin du récit, et on ne peut que saluer l'habileté de l'auteur à se jouer si facilement de nous ! 




Merci à Yves Montmartin.
Rendez-vous sur Hellocoton !

samedi 29 octobre 2022

Brindille de Yves Montmartin

 












Éditeur : La chouette à lunettes
Parution : 05/07/2022
Nombre de pages : 248
Genre : littérature française

L'auteur :


 











Yves Montmartin est né à Saint-Etienne en 1953 et il souffre depuis son enfance de bibliophagie, maladie qu'il soigne avec de la lecture matin, midi et soir. La bibliothèque associative dont il est un des bénévoles est devenue son centre de soins. L’écriture du "livre qui vole", son premier roman, doit être considérée comme une thérapie. Il est également l'auteur du roman "Anaïs", paru en 2018,"Sept jours au Mazet-St-Voy" sorti début 2020 aux éditions du Venasque et La mauvaise herbe (2020).

Quatrième de couverture :

Marie est une petite fille qui est née prématurément. Elle parait si frêle, si fragile que son entourage l’appelle Brindille. Au rythme des saisons, avec ses amies Coccinelle, Neige et Vanille, elle nous raconte le monde qui l’entoure. Un regard plein d’innocence mais aussi de bon sens. Nous sommes en 1981 à la veille de l'élection de François Mitterand.

Mon avis :

« C'est vrai que les tartines de mamie confiture étaient bien meilleures quand je les dégustais les yeux fermés. Je sentais pleinement le goût sucré et le soleil des fruits et surtout tout l'amour de mamie. »

Enfants nées au cœur des quatre saisons, Neige, Brindille, Vanille et Coccinelle se vouent une amitié indéfectible. Dans ce nouveau roman d'Yves Montmartin, nous allons cheminer à leur coté, de leur naissance dans les années 1980 jusqu'à nos jours. 
La narratrice de l'histoire, Marie alias Brindille, est une petite fille attachante et malicieuse qui a pour confident un escargot et qui raffole des synonymes. Au fil de ses épanchements riches en anecdotes savoureuses sur ses copines et elle, Brindille nous invite à découvrir son univers un peu magique, rempli d'amour et de candeur. 
Nous découvrons le charmant village (imaginaire) de Maucoules et ses habitants à travers ses yeux d'enfant, ceux d'une petite fille avide de découvrir les surprises que lui réserve la destinée. 
Empreint de tendresse et de bienveillance, ce roman est traversé d'une galerie de personnages pittoresques et touchants, tel le merveilleux Papy Chandelle. A travers ce récit initiatique, nous suivons Brindille pas à pas dans son apprentissage de la vie. L'amitié, l'amour, la mort, mais aussi les belles surprises que nous réservent parfois le destin. 
Le lecteur navigue entre le début des années Mitterrand et celles d'aujourd'hui. Une époque pas si lointaine où la découverte du monde se faisait encore en arpentant les sentiers verts de la nature et les encyclopédies plutôt que les chemins pixelisés d'internet. 
Sous l'égide bienveillante de sa parentèle, la frêle brindille et ses amies vont grandir sous nos yeux, le lecteur cheminant à leurs côtés jusqu'à leurs vies d'adultes…

A la croisée du conte initiatique et du récit d'apprentissage, ce roman plein de générosité, de fraîcheur et d'innocence est un vrai bonheur de lecture en ces temps troublés où reviennent sans cesse les termes de sobriété et de fin de l'abondance et où la violence se fait de plus en plus prégnante, comme on a pu le constater dernièrement avec la terrible affaire Lola. Alors si tout comme moi un irrépressible désir d'évasion vous tenaille, ce délicieux cupcake littéraire devrait vous redonner le sourire !


Merci à Yves Montmartin.
Rendez-vous sur Hellocoton !

samedi 27 février 2021

La mauvaise herbe d'Yves Montmartin

 













Éditeur : La chouette à lunettes
Parution : 05/12/2020
Nombre de pages : 250
Genre : littérature française

L'auteur : 
















Yves Montmartin est né à Saint-Etienne en 1953 et il souffre depuis son enfance de bibliophagie, maladie qu'il soigne avec de la lecture matin, midi et soir. La bibliothèque associative dont il est un des bénévoles est devenue son centre de soins. L’écriture du "livre qui vole", son premier roman, doit être considérée comme une thérapie. Il est également l'auteur du roman "Anaïs", paru en 2018 et "Sept jours au Mazet-St-Voy" sorti début 2020 aux éditions du Venasque.

Quatrième de couverture :

Restée seule au milieu du jardin, la petite fille s’est relevée. Il ne lui reste plus qu’un ou deux mètres de terrain à travailler. Elle se rappelle les paroles de son père : «les mauvaises herbes, il faut les déraciner. Une fois que tu as bien supprimé les racines, la plante ne repousse plus, elle est morte à jamais». Elle ne se doute pas que dans son cœur commence à germer une graine de mauvaise herbe; elle ne sait pas à ce moment précis qu’elle aussi, un jour, elle sera déracinée. D'Alger à la banlieue lyonnaise, ce roman raconte le destin tragique d’une jeune femme algérienne, qui petite fille rêvait d’indépendance et de liberté et qui va se retrouver emprisonnée par le poids des traditions et de la religion.

Mon avis :

« Tout le monde dit que j’ai un mauvais caractère, que je suis une rebelle, mes parents, mes frères, mes camarades d’école, mes professeurs. Je m’en fiche, je préfère avoir la tête dure que de ne pas avoir de personnalité. Pour moi c’est une évidence, la vie bouillonne en moi, j’ai envie de prendre toute ma place, de m’affirmer. Je souhaite rire, chanter, courir, respirer. Je deviens une femme et je ne veux pas être soumise, ni à un père ni à un mari. »

Comme le disait si justement Simone de Beauvoir : “Il est peu de vertus plus tristes que la résignation ; elle transforme en fantasmes, rêveries contingentes, des projets qui s'étaient d'abord constitués comme volonté et comme liberté.” 
Tout comme sa tante Nour qu'elle chérit et qu'elle admire, la petite Amira est bien décidée à défendre sa liberté. Cadette d'une famille de trois enfants, la petite algérienne naît dans les années 1990. Avide de connaissances, elle se découvre une passion pour les nombres premiers puis pour la langue française. Encouragée par le soutien aimant de parents ouverts d'esprit, Amira va grandir dans un environnement épanouissant et protecteur. 
Quand Loubna emménage dans la maison d'à côté, les deux fillettes âgées d'une dizaine d'années deviennent très vite inséparables. Elèves douées et assidues, l'une se passionne pour la littérature et l'autre est férue d'arts plastiques. Malheureusement, une demande en mariage précoce va mettre fin aux ambitions de Loubna et séparer les deux jeunes filles. Loubna devra suivre son époux en France. Un exil douloureux qui aura des conséquences dramatiques sur le devenir des deux amies

Bouleversant plaidoyer pour l'émancipation des femmes, ce drame social intimiste raconte le sort tragique de deux jeunes musulmanes victimes du poids des traditions. D'une plume empathique et très réaliste, Yves Montmartin brosse un poignant portrait de femmes meurtries,  injustement privées de leurs droits fondamentaux. 
Ce récit écrit à la première personne, est (comme précisé dans la postface) inspiré d'un témoignage recueilli par l'auteur. Voilà certainement pourquoi il sonne si juste à la lecture !
J'ai également apprécié la richesse des descriptions et les détails concernant le mode de vie des algériens, un dépaysant voyage qui m'a permis d'en savoir plus sur les traditions populaires de ce peuple.
Comme nous le rappelle l'auteur à travers ce beau roman pétri d'humanité, la liberté est l'un de nos biens les plus précieux. Alors, maintenant plus que jamais, à nous de faire le nécessaire pour le maintien de sa pérennité !



Merci à Yves Montmartin.
Rendez-vous sur Hellocoton !

dimanche 9 février 2020

Sept jours au Mazet-St-Voy de Yves Montmartin


















Éditeur : Editions du Venasque
Parution : 07/01/2020
Nombre de pages : 190
Genre : policier

L'auteur :















Yves Montmartin est né à Saint-Etienne en 1953 et il souffre depuis son enfance de bibliophagie, maladie qu'il soigne avec de la lecture matin, midi et soir. La bibliothèque associative dont il est un des bénévoles est devenue son centre de soins. L’écriture du "livre qui vole", son premier roman, doit être considérée comme une thérapie. Il est également l'auteur du roman "Anaïs", paru en 2018.

Quatrième de couverture :

Au Mazet-St-Voy, charmante commune de la Haute-Loire, pendant sept jours, chaque soir, deux vieux amis se racontent des histoires policières au coin du feu. Cher lecteur, je me permets de te tutoyer, car nous allons passer un moment ensemble et je suis persuadé qu'à la fin de ta lecture nous serons, nous aussi, de vieux amis. Je te mets au défi de résoudre ces sept énigmes. Chaque fois, avant de te révéler le sinistre dénouement, je te laisserai un petit moment pour essayer de trouver la solution. Si tu es perspicace, tu auras peut-être droit en cadeau à une huitième histoire...

Mon avis :

« Mais comme tu le sais très bien, les promesses ne sont faites que pour calmer une impatience, et elles ne doivent jamais être tenues. »

Avec son nouveau roman, Yves Montmartin nous invite à faire la connaissance de deux vieux amis qui ont pour tradition de passer ensemble les fêtes de fin d'année. C'est dans la demeure de Germain, un enseignant à la retraite qui habite un hameau reculé de la Haute-Loire, que vont se dérouler les retrouvailles des deux compères. 
Le lecteur va partager une semaine de la vie des deux complices, entre tourisme du terroir, restaurants gourmands et veillées au coin du feu. Des veillées particulières, où les deux amis doivent redoubler d'inventivité, pimentant leurs soirées en racontant une histoire sortie de leur imagination. Le thème choisit pour cette année est l'énigme policière. 
Durant sept jours, les deux protagonistes de ce roman nous livreront à tour de rôle leurs récits, tous plus troublants, machiavéliques et effrayants les uns que les autres. Entre chausse-trappes et fausses pistes, l'auteur joue avec les nerfs de son lecteur, semant des indices tel le petit Poucet ses cailloux, l'invitant à deviner la chute de chaque récit... et cerise sur le gâteau, la fin du roman nous réserve une surprise de taille !

C'est avec beaucoup de plaisir que j'ai retrouvé la plume alerte, attachante et imaginative d'Yves Montmartin, qui dans ce dernier roman nous livre un récit à suspense à la construction très originale. En parallèle de l'histoire, le lecteur découvre sept nouvelles imbriquées dans le texte, qui pourraient tout aussi bien se lire indépendamment. 
Comme dans les romans de Simenon, on croise des personnages ordinaires qui par vengeance, convoitise, jalousie, amour contrarié ou cupidité, vont redoubler d'inventivité pour commettre leurs crimes et s'avérer plus troublants et retors les uns que les autres sous leurs dehors bien paisibles !
Voilà une lecture très cruelle mais ô combien délectable, à savourer paisiblement au coin de l'âtre !



Merci à Yves Montmartin pour cette agréable lecture !
Rendez-vous sur Hellocoton !

samedi 10 novembre 2018

Anaïs d'Yves Montmartin




















Éditeur : Yves Montmartin
Format : Ebook
Parution : 01/10/2018
Nombre de pages : 197
Genre : suspense psychologique

L'auteur :















Yves Montmartin est né à Saint-Etienne en 1953 et il souffre depuis son enfance de bibliophagie, maladie qu'il soigne avec de la lecture matin, midi et soir. La bibliothèque associative dont il est un des bénévoles est devenue son centre de soins. L’écriture du "livre qui vole", son premier roman, doit être considérée comme une thérapie. "Anaïs" est son second roman.

Quatrième de couverture :

Vacances de Printemps 2018.
Pourquoi Anaïs Dumas, jeune collégienne de quatorze ans, a-t-elle disparu ?
Simple fugue d'adolescente, enlèvement ou pire encore.
Ce roman raconte la genèse de cette disparition.

Mon avis :

« Comme une adolescente, j’ai passé la soirée avec le téléphone à côté de moi. Graham Bell aurait mieux fait de se casser une jambe plutôt que d’inventer cette machine infernale. Si j’avais vécu au temps des voitures à cheval, j’aurais toujours l’espoir qu’une malle-poste m’apporte un courrier de mon bien-aimé, tandis que là je vais me coucher sans aucune illusion. »

4 Février 2002, Librairie du lycée. Amandine flâne dans les rayons de la boutique à la recherche du roman qui meublera sa soirée de célibataire. La jeune employée de bureau est loin de se douter que ce traditionnel jour de fête des amoureux va marquer un tournant décisif dans sa vie et déterminer son avenir. 
9 avril 2018, impasse de l'écluse. Anaïs, une collégienne de 14 ans est vue pour la dernière fois dans son quartier alors qu'elle sortait de chez son professeur de piano. La jeune fille disparaît sans laisser de traces. 
Ce roman relate les douze jours qui suivent la disparition de l'adolescente jusqu'à l'ultime dénouement. Le début d'un long cauchemar pour Nancy la mère d'Anaïs. Soutenue dans son chagrin par Amandine, sa voisine et meilleure amie dont la fille Justine a le même âge que la sienne, Nancy voit son univers s'écrouler au fil des jours qui passent. Rongée par l’abattement et l'angoisse d'une longue et cruelle attente, la mère de famille volubile sombre peu à peu dans le désespoir puis l'apathie. Qu'est-il arrivé à son enfant :  fugue, enlèvement ? Retrouvera-t-on Anaïs morte ou vivante ? Le lecteur ne découvrira la surprenante vérité qu'en parcourant les toutes dernières pages...

Après la publication de son premier roman "Le livre qui vole", une attendrissante chronique sociale, l'auteur change totalement de registre pour nous livrer un suffoquant suspense psychologique. Avec une belle fluidité et des mots simples mais efficaces, Yves Montmartin nous livre une  intrigue polyphonique aussi réaliste qu'émouvante. Dépassant le registre du  thriller, ce roman est aussi la genèse d'une tragédie familiale. Un récit qui traite de l'amour sous toutes ses formes : passionnel, fusionnel, amoureux, amical, filial ou même toxique... L'amour, ce sentiment complexe qui régente nos comportements et peut parfois aller jusqu'à empoisonner et détruire nos existences ! 
"Anaïs" est un roman percutant qui nous montre combien mince est la frontière entre l'amour et la haine !




Merci à Yves Montmartin pour cette belle lecture !

Rendez-vous sur Hellocoton !

samedi 27 janvier 2018

Le livre qui vole d'Yves Montmartin





















Éditeur : Yves Montmartin
Parution : 10/01/2018
Nombre de pages : 223
Genre : littérature française

L'auteur :














Yves Montmartin est né à Saint-Etienne en 1953 et il souffre depuis son enfance de bibliophagie, maladie qu'il soigne avec de la lecture matin, midi et soir. La bibliothèque associative dont il est un des bénévoles est devenue son centre de soins. L’écriture du "livre qui vole", son premier roman, doit être considérée comme une thérapie.

Quatrième de couverture : 


La vie de Paul Vermorel bascule le soir du 13 novembre 2015. Isabelle, sa compagne et leur fille Aurélie sont tuées dans l’attentat du Bataclan. Le livre qu’il a tiré de cette tragédie a connu un certain succès. Epuisé par une année de promotion à travers toute la France, il part se ressourcer au bord de l’océan à Keravan un village du Morbihan. Alice la libraire du livre qui vole, Valjean le chat qui écoute Mozart et regarde le journal télévisé, le docteur Bermond allergique à l’informatique, Le Gourrierec, maire de la commune, patron du Jo’bar où l’Ancien et ses deux potes musiciens, surnommés les Tri-ânes, viennent répétés chaque vendredi soir, Berthon, Breton la Solidarité, compagnon carrossier du devoir du tour de France et surtout Clémence l’institutrice, tous ces habitants de Keravan vont aider Paul à se reconstruire. 
Ce roman est un hommage à tous les enseignants qui apprennent à leurs élèves les plaisirs de la lecture leur ouvrant ainsi les portes du monde infini de l’imaginaire.

Mon avis : 


« La lecture a toujours été ma compagne des bons moments et des périodes de doutes. Je ne crois pas avoir jamais connu l'ennui. »


Devenu romancier à succès après avoir écrit un livre relatant la perte tragique de sa femme et de sa fille, Paul Vermorel reste un homme brisé qui a beaucoup de mal à se reconstruire et à tourner la page. Afin de surmonter son deuil, ce dernier décide de changer de cadre de vie et de quitter la capitale pour Keravan, un petit village du Morbihan où il espère trouver un semblant de quiétude et l'inspiration pour son prochain roman. Paul va rapidement se familiariser avec les lieux et faire la connaissance d'une succession de personnages pittoresques, tombant sous le charme de ce petit bourg et notamment de la librairie Le livre qui vole, un lieu d'échange entre amateurs de littérature qui fait également office de salon de thé.
Croquant le portrait intime de chaque habitant du village au fil des chapitres, Yves Montmartin fait durer le suspense et l'on se demande avec curiosité ce qu'il est advenu de Paul et de son désir de renouer avec la vie. Ce n'est que dans les toutes dernières pages du récit que notre romancier endeuillé par les épreuves refait surface. Ressortira-t-il guéri de cette aventure ? 

Malgré un schéma narratif plutôt déroutant, ce roman rédigé sous la forme d'un patchwork est très agréable à lire. Débordant d'humanité et de tendresse, ce récit nous plonge dans l'univers de personnages  empathiques qui ont pour traits communs l'esprit d'entraide et de camaraderie ainsi que l'amour du travail bien fait. J'ai particulièrement apprécié l'incursion dans l'univers des Compagnons du devoir et des Tréteaux de France dont je méconnaissais l'environnement.
Ode à l'amitié et à l'amour des livres, ce roman rafraîchissant devrait séduire ceux qui souhaitent mettre un peu de soleil dans leur lecture !  



Merci à Yves Montmartin.

Rendez-vous sur Hellocoton !