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samedi 12 novembre 2022

La haine des oiseaux de Quentin Mouron

 













Éditeur : Éditions Olivier Morattel
Parution : 17/09/2022
Nombre de pages : 70
Genre : poésie

L'auteur :













Quentin Mouron est un écrivain canado-suisse né à Lausanne en 1989. 
Il est l'auteur de plusieurs romans : "Au point d'effusion des égouts"(2011) qui rencontre un accueil très favorable en Suisse francophone, "Notre-Dame-de-la-Merci" (2012), "Trois gouttes de sang et un nuage de coke" (2015) paru aux éditions de la Grande Ourse ainsi qu'en version poche chez 10/18, Vesoul, le 7 janvier 2015 (2019), Jean Lorrain ou l'impossible fuite hors du monde (2020) et Pourquoi je suis communiste (2022).

Quatrième de couverture :

La Haine des oiseaux est le neuvième ouvrage écrit par Quentin Mouron  qui poursuit, avec cet ouvrage lyrique, politique et très contemporain, son aventure d'écrivain de grande qualité. Ce recueil de poèmes, est le deuxième volet d'une trilogie poétique, commencée avec Pourquoi je suis communiste. Si le premier recueil explorait les différents états amoureux en les plongeant dans la réalité brute de la lutte et du travail, faisant ainsi dialoguer ces trois dimensions fondamentales de l'existence humaine, La Haine des oiseaux se propose d'utiliser le médium poétique à rebours de sa fonction traditionnelle, en le frottant à l'actualité la plus crue – pour ne pas dire la plus cruelle. Mouron poursuit son exploration aux limites du genre et s'impose comme l'un des poètes les plus intriguant et les plus excitants du moment. Comme l'écrit l'auteur lui-même : " Il n'y a de poésie véritable que lorsque l'on a accepté la souillure des hommes et la souillure du temps. " Ou encore : " La poésie s'écrit toujours avec un p minuscule. La majuscule est l'autre nom du mensonge. " Il y est question de la guerre qui hante actuellement l'Europe, mais aussi de l'inflation, de la hausse du prix de l'essence, de la propagande russe, des réseaux sociaux, de l'aliénation sous toutes ses formes, du harcèlement de rue, des influenceuses et des influenceurs, de tout ce qui tisse la trame de notre monde. Mouron, à travers ces nouveaux poèmes à la structure audacieuse, à la fois libres et construits, propose une lecture engagée de notre modernité – une lecture qui, loin de placer le poète dans une tour d'ivoire, le convoque au contraire dans la boue sanglante où ses semblables se débattent. "

Mon avis :

Après Pourquoi je suis communiste, un ouvrage du même éditeur paru cette année en mars, La haine des oiseaux est le second volet d'une trilogie entamée par l'auteur canado-suisse Quentin Mouron
L'auteur nous livre un recueil de textes poétiques qui se veut au plus près de l'actualité brûlante du moment. Des mots qui font écho à nos maux  : les répercussions du conflit en Ukraine, l'inflation galopante, la hausse du prix des carburants : 

[…] Le prix de l'essence 
Augmente
Tu ris
Dans le matin
Obscur

Tu ris
Sous les tapis
De bombes

Tu ris
L'essence bondit
Tu danses
Les chars
Avancent

Tu brilles
Dans le matin
Obscur
Tu brilles
Dans le désastre

Tu chantes
Les chars
Avancent
Tu danses

Tout augmente
Le blé
Le riz
Le gaz
L'essence. […]

ou encore, le street harassment si difficile à endiguer, dans un poème au titre évocateur (Le théâtre de la cruauté) :

Tu avances 
Prudemment
Dans les rues
Sans lueur
Les buveurs sifflent
Ils demandent ton Insta
Ils se frottent le ventre
Et forment derrière toi
Une traîne animale
Ils disent
On te mangera
Comme 
un taco rempli d'huile
Et de sauce marocaine

Tu avances
La peur est un rideau de pluie froide
La nuit ruissèle de paroles vides
Et insensées
Les buveurs forment une traîne
Sanglante
Ils disent
On te mangera
Comme
un dürüm au trois viandes
Fourré de frites […]

Parce que l'auteur, contrairement à Platon, aimerait réintégrer le poète engagé dans la Cité, il choisit délibérément de mêler les souillures du monde aux chants des oiseaux. Dans cette optique et en toute liberté, Quentin Mouron nous offre un recueil ancré dans la réalité, aussi féroce qu'émouvant. 
Entre humour caustique et tragédie, cet ouvrage qui aborde crûment nos préoccupations actuelles ne peut qu'interpeller les quidams que nous sommes !



Merci aux Éditions Olivier Morattel.

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dimanche 19 juin 2022

Pourquoi je suis communiste de Quentin Mouron

 













Éditeur : Olivier Morattel Éditeur 
Parution : 09/03/2022
Nombre de pages : 164
Genre : poésie

L'auteur : 














Quentin Mouron est un écrivain canado-suisse né à Lausanne en 1989. 
Il est l'auteur de plusieurs romans : "Au point d'effusion des égouts"(2011) qui rencontre un accueil très favorable en Suisse francophone, "Notre-Dame-de-la-Merci" (2012), "Trois gouttes de sang et un nuage de coke" (2015) paru aux éditions de la Grande Ourse ainsi qu'en version poche chez 10/18, Vesoul, le 7 janvier 2015 (2019) et Jean Lorrain ou l'impossible fuite hors du monde (2020).

Quatrième de couverture : 

Là où est l'Homme, est aussi l'amour, est aussi le travail, est aussi la lutte. Il revient à Hegel d'avoir liée explicitement les trois, dans un chapitre célèbre de La Phénoménologie de l'Esprit. Il appartient à Marx, par la suite, d'avoir analysé les rapports entre le travail et la lutte; il appartient aux surréalistes d'avoir tiré toutes les conséquences du croisement entre la lutte et le désir amoureux.

L'ambition de ce recueil de poèmes est de rendre justice à la triade originaire, qui forme un tout inextricable.

Mon avis :

«[…] elle disait que l'existentialisme était la philosophie de ceux qui ont le temps, elle disait que l'existentialisme était la philosophie de ceux qui boivent des cafés crèmes et des bocks et des cocktails à l'abricot, elle disait qu'entre L'Être et le néant et La Critique de la Raison dialectique Sartre avait rencontré les masses qui n'ont pas le temps, les ouvriers qui n'ont pas le temps, les colonisés qui n'ont pas le temps, sauf le temps qu'on leur impose de l'extérieur, c'est-à-dire la cadence, c'est-à-dire le temps mystifié, c'est-à-dire le temps réifié, elle disait que ces masses n'ont ni le temps ni le choix, elle disait qu'elle n'avait ni le temps ni le choix, elle disait qu'elle était fatiguée, elle pleurait le soir, […]»

Dans ce nouvel ouvrage, Quentin Mouron déserte momentanément les sentiers du récit fictionnel pour arpenter les chemins plus escarpés de la poésie en vers libres et en prose. 
L'auteur décortique les différentes étapes d'un amour, de ses balbutiements à son extinction. Il brosse des situations où la lutte est au cœur des événements. En amour comme dans le labeur, il décrit un combat de tous les instants qui ne prend fin qu'avec le trépas de l'Homme.
Le présent recueil se décline en quatre parties : rencontre, engagement, rupture et vanité. 
Des prémices et délices de la Rencontre, de la fusion amoureuse […] j'avais noté le soir on promet toujours trop promettre c'est l'imprudence lyrique des hommes promettre c'est faire un pari sur les anges c'est décevoir par avance […].
Puis du temps suspendu qui reprend son cours. De celui de l'Engagement, brinquebalé par les évènements du quotidien. De lutte en renoncement, de performance en déconvenue : […] elle s'était élancée sous les injures des clients, les kebabs tièdes, le frites perdues, les burgers écrasés, les remontrances, les mauvaises notes, la désactivation, la désactivation pour les pédaleurs enlisés, pour les êtres tombés à côté du monde, à côté du droit du travail, à côté de la dignité humaine, à côté des conventions collectives […].
Vient le temps de la Rupture, des désillusions : […] il s'endormait quelques minutes dans son costume trop grand, sur le lit de ses rêves déchirés, sur le lit de ses rêves reprisés, sur le lit de ses rêves mités, sur le lit de ses rêves limités, il s'endormait quelques minutes et il se réveillait ivre et triste […].
Enfin le cycle s'achève sur Vanité qui dénonce l'inéluctable victoire de la grande faucheuse sur nos vies : 

Nous avions revêtus de vieux souvenirs
Usés
Où ton sourire 
Cousu en biais
S'effilait
Comme filait 
Le temps
Qui avait blanchi
Les tempes 
De nos parents
Qui avait vouté
Le dos
De tes amis 
D'enfance
Assis
Sagement
Comme de vieux enfants
- Et ton cercueil
Attendait
Sagement
Sur les dalles
Sans éclat
De l'église
Où tu aimais
Prier
Sous les vitraux sans art
De l'église
Où tu aimais
Chanter
Sous le Christ sans joie
Presque sans amour
De l'église 
Que tu avais aimée.

Oscillant entre tradition et modernité, ce recueil de poésie éclectique puise en grande partie son inspiration dans les théories marxistes et hégéliennes. 
Amour et travail se rejoignent pour former une entité sans réelle distinction, avec la lutte comme principal fil conducteur de tous les instants. 
Même s'il est traversé de multiples clins d'œil à des poètes communistes du 20ème siècle comme Louis Aragon et surtout Nâzim Hikmet, ce recueil reste résolument actuel. 
Tout comme dans ses romans, on retrouve la plume singulière et inclassable de l'auteur qui se caractérise par sa fougue, son cynisme, sa sensibilité à fleur de peau, son irrévérencieuse provocation et sa cruelle lucidité. 
Une nouvelle facette de l'auteur vaudois à découvrir !



Merci aux Éditions Olivier Morattel.
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dimanche 10 janvier 2021

Jean Lorrain ou l'impossible fuite hors du monde de Quentin Mouron

 













Éditeur : Olivier Morattel Editeur
Parution : 16/12/2020
Nombre de pages : 224
Genre : littérature suisse

L'auteur : 












Quentin Mouron est un écrivain canado-suisse né à Lausanne en 1989. 
Il est l'auteur de plusieurs romans : "Au point d'effusion des égouts"(2011) qui rencontre un accueil très favorable en Suisse francophone, "Notre-Dame-de-la-Merci" (2012), "Trois gouttes de sang et un nuage de coke" (2015) paru aux éditions de la Grande Ourse ainsi qu'en version poche chez 10/18 et Vesoul, le 7 janvier 2015 (2019).

Quatrième de couverture : 

Figure scandaleuse du Tout Paris de la fin du dix neuvième siècle, Jean Lorrain est aujourd'hui peu lu. On se rappelle son duel avec Proust. On se rappelle le surnom " d'enfilanthrope " dont il se gratifiait lui même. On le cite sans s'y arrêter dans les histoires littéraires. Quentin Mouron s'approprie cette oeuvre méconnue, hantée de masques, peuplée de visions, parfumée d'éther. Il s'attache à montrer comment, dans la postérité de Baudelaire et de Huysmans, certaines des grandes figures de Lorrain dessinent à la fois l'angoisse du monde réel – envisagé comme un piège – et la possibilité, encore ténue, de surmonter cette angoisse. Publié pour la première fois en 2016 par les éditions de La Grande Ourse et modifié en profondeur en 2020, "L'Age de l'héroïne" raconte l'histoire de Franck, détective new yorkais perdu tantôt dans les vapeurs de la hype berlinoise, tantôt sur les routes brûlantes du Nevada anti héros cultivé, toxicomane désespéré, à bout de souffle, à bout d'extase, à bout de vertige, alter ego contemporain des personnages de Jean Lorrain.

Mon avis :

« Il ne me reste que l'accumulation de bons mots, de mots creux. Il ne me reste que les discours vaporisés en simulacres. Du temps de Bossuet les oiseaux chantaient. Aujourd'hui, ils pépient, ils tweetent. Cent quarante signes, guère plus de mots. Des mots qui sont en suspension, ne correspondent à rien. Et une héroïne morte d'une mort qu'on ne peut chanter, qu'on ne peut dire, car il faudrait la prendre au sérieux, la prendre au tragique et je ne vois ici personne qui en soit capable. »

En opposition aux naturalistes qui s'attachaient à décrire la réalité de leur époque avec le plus de minutie possible, les décadents de la fin du 19ème siècle sont de farouches adversaires d'une écriture qui s'ancrerait dans une réalité prosaïque. 
C'est dans cette mouvance littéraire que va se reconnaître et se distinguer l'auteur Jean Lorrain, connu pour son duel au pistolet avec Marcel Proust, suite à une virulente critique de son recueil de nouvelles et poèmes "Les plaisirs et les jours". 
Fasciné par le mortifère et le funèbre, adepte du travestissement (des fards, des bijoux et des masques…), critique littéraire à la plume incendiaire, amateur de paradis artificiels ne cachant pas son goût particulier pour les mauvais garçons, ce provocant écrivain précurseur du genre non-binaire fera trembler le tout Paris de son époque, jusqu'à son trépas en 1906, après avoir brûlé la chandelle par les deux bouts. 
Dans son essai "Jean Lorrain ou l'impossible fuite hors du monde" Quentin Mouron s'attache à décrire l'angoisse existentielle de Jean Lorrain à travers l'étude minutieuse de deux oeuvres maîtresses de l'auteur : "Monsieur de Bougrelon (1897) et "Monsieur de Phocas" (1901). 
Entre rejet de la modernité, souci d'esthétisme poussé à l'extrême et recherche d'unicité par l'outrance de leur mise, les personnages à l'allure fantomatique de Jean Lorrain se perdent dans les bouges enfumés et se consument dans les vapeurs d'éther, fuyant une réalité qui les rattrape sans cesse. Peut-on fuir le réel ou doit-on l'accepter et se réconcilier avec lui face à l'impossibilité d'une échappatoire ? Arrière-monde et contre-monde sont-ils des leurres ? Questions épineuses. auxquelles Quentin Mouron tente de répondre dans cet essai érudit, aussi déstabilisant que distrayant.
En deuxième partie de l'ouvrage, on retrouve "L'Age de l'héroïne", un roman de l'auteur paru en 2016 et remanié en profondeur en 2020. Un récit aussi drôle que tragique dont les protagonistes, des anti-héros du 21ème siècle au bout du rouleau, aussi cyniques que désabusés, ressemblent étrangement aux personnages blasés et décadents du sulfureux romancier éthéromane qui heurta la morale de la société bien-pensante de son siècle…

Aussi inclassable qu'inattendu, cet ouvrage protéiforme mêlant essai et roman, passé et présent, illusion et réalité, trouve toute sa place dans notre époque troublée par une pandémie non maîtrisée et une incertitude économique. Entre désespérance, angoisse et recherche d'identité, on retrouve le décadent d'hier dans le désabusé pétri d'angoisse d'aujourd'hui. La peur de perdre sa singularité sous le masque, une hausse de la méfiance envers les vaccins, la défiance à l'égard de l'exécutif…
De même, on retrouve l'androgyne décadent du 19ème siècle dans notre 21ème siècle où de plus en de jeunes sortent de l'ombre pour revendiquer leur nature gender fluid.
Que nous vivions à la Belle époque ou en 2021, il semble que la fuite hors du monde réel soit aussi vaine qu'impossible et qu'il est certainement plus sage de se résoudre à l'habiter !



Merci à Olivier Morattel Editeur.
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samedi 8 juin 2019

Vesoul, le 7 janvier 2015 de Quentin Mouron




















Éditeur : Olivier Moratel Éditeur
Parution : 09/01/2019
Nombre de pages : 112
Genre : littérature française

L'auteur :
















Quentin Mouron est un écrivain canado-suisse né à lausanne en 1989. 
Il est l'auteur de plusieurs romans : "Au point d'effusion des égouts"(2011) qui rencontre un accueil très favorable en Suisse francophone, "Notre-Dame-de-la-Merci" (2012) et "Trois gouttes de sang et un nuage de coke" (2015) paru aux éditions de la Grande Ourse ainsi qu'en version poche chez 10/18

Quatrième de couverture :

Début janvier. Un jeune cadre prend le narrateur en auto-stop. Ils roulent jusqu'à Vesoul, en Haute-Saône. Rapidement, les événements s'enchaînent : les deux hommes sympathisent, se découvrent une même envie d'adhérer au monde. Ils fréquentent tour à tour un salon du livre, un festival des sexualités, un congrès entrepreneurial. A la manière de Bouvard et de Pécuchet modernes, ils s'enthousiasment pour les discours et les pratiques les plus contradictoires. 
A leur insu, ils inventorient les ridicules de notre temps, ils cartographient l'époque. Ils se passionnent tantôt pour la littérature locale, tantôt pour le voguing – danse née dans l'underground new-yorkais des années 70 – tantôt pour la poésie sonore, tantôt pour les plats cuisinés à base de sorgho – qui a récemment remplacé le chia dans la catégorie des graines tendances. Les deux personnages sont nomades. 
Ils évoquent ces picaros du seizième siècle, avides de dévorer le monde, prêts à tout risquer pour un moment de plaisir.

Mon avis : 


« Les cadres, les financiers, les businessmen ont une fascination maladive pour l'authentique, l'agricole, l'artisanal, pour tous les secteurs de l'activité humaine qu'ils ont contribué à détruire. Tant que la production agricole occupait  visiblement l'espace économique européen il n'y avait aucune raison de se pâmer devant un horticulteur, d'entrer en transe pour un fromage de chèvre ou un kilo de fumier bio ; ce n'est qu'en disparaissant que l'agriculture put accéder à la dignité de mémoire vivante. Aujourd'hui, se balader dans les ruines de la France agricole donne aux citadins des frissons athéniens ; ils visitent un monde qui n'existe plus, qu'ils ont détruit, et dont les restes, à l'état de traces, sont autant de reliques devant lesquelles il convient de plier les genoux. »


Né en Espagne au XVIe siècle, le roman picaresque narre les aventures cocasses et rocambolesques de personnages issus du petit peuple. Roublards et vivant en marge de la société, ces derniers bousculent et contestent l'ordre établi à travers les multiples péripéties vécues au fil de leur errance. 
Se considérant de la race du picaro des temps modernes, l'antihéros de ce récit, décidé à parcourir les routes de France et de Navarre, rencontre celui qui va devenir son maître à penser en faisant du stop. Cadre trentenaire, Saint-Preux se rend à Vesoul pour assister à un congrès. Les  deux compères vont vivre un périple riche en aventures dans cette commune de l'est de la France, notamment en un certain 7 janvier 2015, jour de l'attentat perpétré contre le journal satirique Charlie Hebdo...

Avec beaucoup d'humour et de dérision, l'auteur se moque des travers de nos sociétés modernes. Du politiquement correct à la mondialisation, du fanatisme à l'omniprésence (voir l’omnipotence) des réseaux sociaux dans notre quotidien, de sa plume acide, irrévérencieuse et cocasse celui que les helvètes surnomment le « Houellebecq suisse » dresse une véritable radioscopie du monde actuel ! 
Un livre impertinent et dans l'air du temps dont je vous recommande chaudement la lecture !  




                                                   Merci à Olivier Moratel Éditeur.
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