Le livre, un outil de liberté ?

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samedi 1 février 2014

La vérité sur l'affaire Harry Quebert de Joël Dicker






















Editeur : Editions de Fallois/L'Age d'homme
Parution : 19 septembre 2012
Nombre de pages : 670
Genre : littérature française


L'auteur :


















Né à Genève en 1985, Joël Dicker est juriste de formation. En 2010, il reçoit le Prix des écrivains Genevois pour son premier roman "Les Derniers Jours de nos pères. "La Vérité sur l'Affaire Harry Quebert" a obtenu le Grand Prix du Roman de l'Académie française et le Prix Goncourt des Lycéens en 2012.

Quatrième de couverture :

À New York, au printemps 2008, lorsque l'Amérique bruisse des prémices de l'élection présidentielle, Marcus Goldman, jeune écrivain à succès, est dans la tourmente : il est incapable d'écrire le nouveau roman qu'il doit remettre à son éditeur d'ici quelques mois.
Le délai est près d'expirer quand soudain tout bascule pour lui : son ami et ancien professeur d'université, Harry Quebert, l'un des écrivains les plus respectés du pays, est rattrapé par son passé et se retrouve accusé d'avoir assassiné, en 1975, Nola Kellergan, une jeune fille de 15 ans, avec qui il aurait eu une liaison.
Convaincu de l'innocence de Harry, Marcus abandonne tout pour se rendre dans le New Hampshire et mener son enquête. Il est rapidement dépassé par les événements : l'enquête s'enfonce et il fait l'objet de menaces. Pour innocenter Harry et sauver sa carrière d'écrivain, il doit absolument répondre à trois questions : Qui a tué Nola Kellergan ? Que s'est-il passé dans le New Hampshire à l'été 1975 ? Et comment écrit-on un roman à succès ?
Sous ses airs de thriller à l'américaine, La Vérité sur l'Affaire Harry Quebert est une réflexion sur l'Amérique, sur les travers de la société moderne, sur la littérature, sur la justice et sur les médias.
Mon avis :
"Il n’est point de vérité absolue, et les hommes se trompent bien moins, faute d’entrevoir la vérité, que faute d’en apercevoir les limites." Tout comme cette vision de la vérité qu'énonçait Gabriel Sénac de Meilhan, ce roman puzzle de Joël Dicker nous laisse entrevoir qu'il n'existe pas  une, mais bien des vérités, aux frontières non définies, et qui possèdent simultanément leurs zones d'ombres et de lumières. 
New-York 2008, Marcus Goldman, jeune écrivain prodigue au succès retentissant, se retrouve en panne sèche d'écriture au moment où il entreprend de rédiger son second roman.
Désespéré et cherchant en vain un lieu qui sera source d'inspiration, il décide de se rendre à Aurora, une petite ville du New Hampshire où réside son ami et maître  à penser : Harry Quebert.
Le jeune écrivain va très vite se retrouver piégé au cœur d'un sordide fait divers, son mentor se voyant accusé du meurtre de Nola Kellerman, une jeune fille de 15 ans qui a disparu au cours de l'été 1975, l'année où Harry s'est installé dans la petite ville côtière.
Qui était Nola et que lui est-il réellement arrivé ?
Marcus va mener son enquête et partir à la recherche des preuves qui permettront de disculper son ancien professeur. Une fouille du passé et une soif de déterrer des secrets bien enfouis qui va gêner plus d'un des habitants d'Aurora... Sa quête de la vérité ne sera pas sans dangers...

Piégée dès les premières pages, j'ai dévoré ce gros roman en quelques jours seulement, happée par une intrigue riche en rebondissements inattendus et menée tambour battant. Se jouant de nous, Joël Dicker a le don de nous égarer sur de fausses pistes, pour mieux nous surprendre. Sans temps morts, avec un zest d'humour et un suspens allant crescendo, le mystère s'épaissit au fil des pages  et on se laisse prendre dans les filets d'une lecture addictive.
Cependant, bien qu'étant un thriller à la trame habilement construite, il serait réducteur de ne retenir que cet aspect du roman de Joël Dicker, car en toile de fond, l'auteur dépeint bel et bien un portrait de la société américaine, soulignant habilement quelques-uns de ses travers. Au fil de la narration, il est question de  : l'impact des médias qui font et défont les réputations à coups de propos déformés et de pamphlets virulents ; des dérives sectaires rencontrées chez certains prédicateurs évangéliques ; de la gloire éphémère d'écrivains jetables et formatés, mis au rebut une fois leur quart d'heure de gloire passée...
Pour conclure (et comme vous avez pu le constater à travers les médias), Joël Dicker a rencontré la faveur des lecteurs avec ce roman, rejoignant son personnage principal dans le sérail des écrivains à succès. Souhaitons-lui donc de ne pas être atteint du syndrome de la page blanche, tout comme son narrateur !

Un extrait :

"Un bon livre Marcus, ne se mesure pas à ses derniers mots uniquement, mais à l'effet collectif de tous les mots qui les ont précédés. Environ une demi-seconde après avoir terminé votre livre, après avoir lu le dernier mot, le lecteur doit se sentir envahi d'un sentiment puissant ; pendant un instant, il ne doit plus penser qu'à tout ce qu'il vient de lire, regarder la couverture et sourire avec une pointe de tristesse parce que tous les personnages vont lui manquer. Un bon livre, Marcus, est un livre que l'on regrette d'avoir terminé."


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4 commentaires:

  1. Un bonheur ce roman, qui effectivement, nous happe dès ses premières pages !!! Il se dévore littéralement !

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  2. Oui Soma, un vrai bijou de lecture !

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  3. J'ai un très bon souvenir de ce roman que j'ai dévoré en quelques heures !

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  4. Les fausses pistes sont à l'auteur de polar ce que la farine est au boulanger, la base. En revanche à la longue le lecteur sait les reconnaître chez un auteur qu'il suit....

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