Le livre, un outil de liberté ?

Le livre, un outil de liberté ?

samedi 15 octobre 2016

Le chant du biloba de Cornélia de Preux





















Éditeur : Plaisir le lire
Parution : 15/04/2016
Nombre de pages : 206
Genre : littérature suisse

L'auteure : 





















Née à Vienne en 1959, Cornélia de Preux a grandi en Suisse, dans le canton du Valais. Actuellement domiciliée à Lausanne, elle exerce les professions de journaliste environnementaliste et de traductrice. Elle est l'auteure de plusieurs recueils de nouvelles et d'un premier roman "L'aquarium" (Editions Plaisir de lire, 2012)

Quatrième de couverture : 

Tiwi, bientôt quinze ans, se sent abandonnée par ses parents. Un jour, sans les avertir, elle entraîne son arrière-grand-mère Gretel dans un périple décoiffant en compagnie de son ami Lupesco, un original possédant un vieux bus VW. Dans ce dernier, le trio met le cap sur un rassemblement de voitures Coccinelles. Ils traversent des univers clairs-obscurs, rencontrent des êtres rocambolesques. Au fil du chemin, Gretel ressuscite des épisodes clés de sa vie pour les raconter à l'adolescente, tout en essayant d'apprivoiser Lupesco. Pendant ce temps, les parents de Tiwi plongent dans un cauchemar qui les marquera à jamais... À la fois road trip, fugue initiatique, enquête policière et conte intergénérationnel, Le Chant d+*u biloba parle de la difficulté de grandir comme de celle de vieillir, de l'art de faire face, du temps qui nous file entre les doigts, entre épreuves et enchantements.

Mon avis :

Quand on se sent délaissée et incomprise comme Tiwi, on a parfois envie de prendre la tangente afin d'élargir un horizon étriqué qui ne nous satisfait plus. L'adolescente, âgée de quinze ans, a décidé de mettre à profit sa semaine de vacances pour voir du pays et braver les interdits culinaires imposés par ses parents adoptifs en se gavant de junk food. Ne manquant pas de ressources et d'imagination, elle arrive à convaincre son ancien baby sitter et complice de toujours de l'embarquer  à bord de Cucarachita, son antique bus VW fraîchement relooké. Récupérant la grand-mère de l'adolescente au passage, voilà Tiwi, Groumma et Lupu en chemin pour la Coccinellomania, bien décidés à vivre de folles aventures sur les routes de Suisse, enfiévrés par les ritournelles entraînantes de la bombesque Shakira et pourchassés par un tandem de flics aux allures de Laurel et Hardy...

Adoption, conflits intergénérationnels et séquelles de l'holocauste figurent parmi les thèmes abordés par l'auteure dans ce court roman. Des problématiques posées sur un mode léger où l'imaginaire et la poésie se substituent au réel, Cornélia de Preux adoptant la structure narrative du conte initiatique : "[...] regarder en face la folie, l'intolérance, l'oppression, le racisme, l’orgueil, la couardise. A apprivoiser la séparation, la maladie, la mort. Les contes aident à grandir.  "
Voilà un roman qui devrait trouver son lectorat en séduisant les jeunes lecteurs ou les adultes à la recherche d'un livre qui les plongera dans l'univers ouaté du merveilleux. Pour ma part, j'ai pris plaisir à découvrir ce récit, savourant cette pause douceur avant de m'en retourner vers des lectures plus sombres !



Merci à Marie-Delphine de Babelio et aux éditions Plaisir de lire

Rendez-vous sur Hellocoton !

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire