Le livre, un outil de liberté ?

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samedi 14 mai 2016

Ceux qui restent de Marie Laberge




















Éditeur : Stock
Parution : 04/05/2016
Nombre de pages : 576
Genre : littérature québécoise

L'auteure :














Née en 1950 à Québec , Marie Laberge est est une dramaturge, une romancière, une comédienne et une metteur en scène québécoise. Elle est l'auteure de nombreux romans, dont la célèbre trilogie " Le Goût du bonheur".


Quatrième de couverture :

En avril 2000, Sylvain Côté s’enlève la vie, sans donner d’explications. Ce garçon disparaît et nul ne comprend. Sa femme Mélanie s’accroche férocement à leur ls Stéphane ; son père Vincent est parti se reconstruire près des arbres muets ; sa mère Muguette a laissé échapper le peu de vie qui lui restait. Seule la si remuante et désirable barmaid Charlène, sa maîtresse, continue de lui parler de sexe et d’amour depuis son comptoir. 

Ce n’est pas tant l’intrigue qui fait la puissance hypnotique du roman de Marie Laberge que ses personnages, qui parlent, se déchirent, s’esquivent et luttent dans une langue chahutée, turbulente, qui charrie les émotions et les larmes, atteignant le lecteur au cœur.

Mon avis: 


Sylvain s'est donné la mort avant d'atteindre ses trente ans. 
Nul mot d'explications pour ses proches. D'où un "Pourquoi" ?. Une question qui reste en suspens dans le cœur de ses proches... Quinze ans après le drame, ils se souviennent : Le père, l'épouse, la maîtresse... et Stéphane (le fils du défunt), qui avait cinq ans au moment du drame et qui est devenu un homme. Il a quitté le nid maternel et il a fait ses propres choix. Pourtant "Crénom de nom",  le passé va salement le rattraper, malgré les mensonges de sa mère et les silences de son entourage  ! 

Quand j'ai reçu ce livre et que je l'ai ouvert, je me suis dis : "- je ne vais pas arriver au bout. Presque 600 pages de confessions intimes, un menu  bien indigeste !..." Et voilà qu'une soixantaine de pages plus tard, je me suis finalement retrouvée mordue, scotchée par la curiosité d'en savoir plus. Maligne, l'auteure nous laisse retrouver notre souffle entre deux confessions, avec des passages relatés à la troisième personne, via un narrateur anonyme. Une construction narrative qui s'avère oxygénante pour le lecteur. Cette diablesse de Marie Laberge nous happe par ses mots, déroulant subtilement son fil d'ariane en mêlant les époques et les situations. Sans fards, ses personnages collent vraiment à la réalité. Un récit qui n'aborde pas que le thème du suicide. Cancer, maladie d'Alzheimer, amour toxique... Voilà un livre qui ouvre un questionnement sur beaucoup de fléaux de notre époque pour lesquels nous restons sans réponses et souvent démunis... 
Voilà longtemps que la lecture d'un livre ne m'avait pas émue au point de me tirer des larmes... Bravo Marie ! Je pense que vos personnages vont me hanter très longtemps ! 

Trois bonnes raisons de le lire :

- Pour les mots et les expressions québécoises, qui sont vraiment irrésistibles !
- Pour le message d'espoir pour ceux restent...
- Pour le plaisir de savourer la plume enchanteresse de Marie Laberge !



Merci à Pierre de Babelio et aux éditions Stock

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