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dimanche 20 novembre 2022

Exécution de Pascal Marmet













Éditeur : M+ Éditions
Parution : 26/05/2022
Nombre de pages : 204
Genre : polar

L'auteur :















Pascal Marmet né en banlieue parisienne, est notamment l'auteur de : A la folie (2012), Le Roman du parfum (2013), Le roman du café (2014) et Tiré à quatre épingles (2015) qui est le premier volet des enquêtes du commandant Chanel.

Quatrième de couverture :

Branle-bas de combat au 36 Quai des Orfèvres. Un avocat renommé est assassiné dans les sous-sols du Palais de Justice. Travaillant sous les ordres de la pénible chef divisionnaire surnommée "Mlle Maigret", le commandant François Chanel mène l'enquête dans les eaux troubles des goûts pervers du ténor du barreau. Quels liens relient le sublime personnage d'un roman du XIXe siècle Madame Bovary, un homme de loi aux appétences glauques et une femme asociale aux tentations terroristes ? C'est ce que devra démêler Chanel de la brigade criminelle, avec l'aide de son équipe renforcée d'une stagiaire surdouée et d'un étrange garçon frappé par la foudre. Dès l'intrigante première page, l'auteur scanne jusqu'à l'os ses créatures, grâce au talent de morphopsychologie de Chanel. Jusqu'à la résolution finale où se mêlent réel et magie, ce suspense intelligent exprime toute l'étrangeté du monde criminel. 

Mon avis :

« Chanel considérait son pouvoir d’éveiller l’enthousiasme chez ses hommes comme son capital le plus précieux. C’est en encourageant qu’il révélait et développait les meilleurs dons dans une équipe. Pour lui, rien ne tuait davantage l’ambition que les critiques. Il se refusait aux réprimandes et stimulait en donnait un idéal à attendre. Et s’il trouvait une chose bien faite, il louait sincèrement et prodiguait de vifs compliments. »

Qui pouvait en vouloir autant à Maître Nicolas Fender, une sommité du barreau, pour le torturer avec barbarie et le laisser agonisant dans le parking souterrain de la cour de cassation ?
C'est l'énigme que va devoir rapidement résoudre le commandant François Chanel, s'il ne veut pas subir l'ire de la «patronne» du 36 quai des Orfèvres surnommée Mademoiselle Maigret par ses subordonnés. Aussi mélomane qu'adepte des chemises griffées, ce policier atypique apprécié de ses hommes va devoir user de toutes ses ressources pour mener à bien cette enquête. 
Rejoint dans son investigation par une jeune flic surdouée pourvue d'un excellent réseau relationnel et d'un mystérieux indic amnésique doté du syndrome du savant acquis, le commandant va plonger dans les abysses de la noirceur humaine. 
En effet, la star du barreau surnommé Labiche par ses confrères pour sa tendance à adverbiser la moindre de ses tirades au tribunal, cachait bien des vices et des vilains secrets. Cet amateur de Flaubert aux goûts pervers comptait nombre d'ennemis en coulisse !
Alors, lequel d'entre eux aura sévi pour le punir de ses vils agissements ? C'est que devra découvrir le commandant Chanel dans cette enquête aux nombreuses ramifications et aux multiples rebondissements…

Deuxième opus d'une série entamée avec Tiré à quatre épingles (les deux romans pouvant se lire indépendamment l'un de l'autre), ce polar se dévore d'une seule traite. La narration est fluide et dynamique et les personnages sont bien croqués. Terroristes islamistes, rituels de magie noire et lobbyistes cupides se côtoient dans une ronde mortelle.  
Et cerise sur le gâteau, cette fiction serait inspirée de faits réels. Quand on vous dit que la réalité dépasse parfois la fiction !


 

Merci à Pascal Marmet. 
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dimanche 27 mars 2022

Les trois épouses de Blake Nelson de Cate Quinn

 












Éditeur : Presses de la cité
Parution : 16/09/2021
Nombre de pages : 535
Traduction : Maxime Berrée
Genre : polar (Angleterre
)

L'auteure : 









Auteure de romans historiques à succès en Angleterre, autrefois journaliste pour The Guardian, The Times et The Mirror, Cate Quinn signe ici son premier thriller.

Quatrième de couverture :

Blake Nelson est retrouvé mort dans le désert. La police soupçonne sa femme l'avoir tué. Mais laquelle ?
RACHEL, PREMIÈRE ÉPOUSE
" Pardonne-moi, Seigneur, j'ai menti à un policier aujourd'hui. Je lui ai dit que Blake n'avait jamais levé la main sur moi. "

TINA, SŒUR-ÉPOUSE
" Quand les flics m'ont embarquée, j'ai cru qu'ils nous arrêtaient pour polygamie. À Vegas, je me faisais arrêter pour racolage. Ici, c'est parce que je suis mariée. "

EMILY, SŒUR-ÉPOUSE
" " Tu peux être toi-même ici ', m'a dit Blake. Ce qu'il voulait dire, je pense, c'est que je pouvais être à lui. "

Contre la volonté de sa famille et les règles de l'Église mormone, Blake Nelson a épousé trois femmes. Tous les quatre vivent dans un ranch miteux perdu au beau milieu de l'Utah, dans l'attente de la Fin des Temps. Personne ici ne les dérangera. Jusqu'à ce que le corps de Blake soit retrouvé dans un sale état.
Bienvenue chez les mormons !


Mon avis : 

« Ma mère me disait toujours : " Vous voulez savoir si une personne est vraiment mauvaise ? N'écoutez pas ce qu'elle dit, oubliez ce qu'elle déclenche en vous. Regardez ce qu'elle fait." »

Elles sont trois : Rachel la ménagère accomplie, Emilie la mythomane et Tina la dévergondée.  Leur point commun ? Elles ont toutes trois épousé le même homme, Blake Nelson, un mormon polygame. 
Lorsque ce dernier est retrouvé assassiné de façon plutôt barbare, non loin de la baraque délabrée qu'il occupait avec ses trois femmes en plein désert de l'Utah, ces dernières sont immédiatement suspectées par la police. Retranchées de toute vie sociale et subissant des règles de vie épouvantablement contraignantes, le trio de femmes était loin de s'apprécier et elles avaient toutes une bonne raison de vouloir se débarrasser de leur survivaliste d'époux. 
Cuisinées à tour de rôle par l'agente Brewer et le détective Carlson, les trois mormones s'avèrent beaucoup plus complexes et rusées que ne l'imaginaient les enquêteurs. Entre passé trouble, sévères traumatismes d'enfance et secrets inavouables, elles vont donner du fil à retordre aux investigateurs et vont bientôt faire front commun, au grand dam du trio de flics noyés sous un déluge d'indices compromettants qui pourraient signer la culpabilité des unes comme des autres.
Quand l'improbable vérité sur la mort de Blake Nelson surgira, le lecteur tout comme les deux limiers en tombera de sa chaise. Que ce soit en raison de l'identité du meurtrier ou de ses mobiles ! 

Palme de l'originalité pour ce polar dépaysant dont l'intrigue se déroule chez les mormons polygames. Retorse à souhait, alambiquée et  diaboliquement construite, l'intrigue qui court sur plus de cinq cent pages happe le lecteur dans ses filets savamment entortillés. 
L'auteur nous ouvre les portes sur un monde méconnu, aussi intriguant qu'effrayant, nous donnant à réfléchir sur des thèmes d'actualité tels que le fondamentalisme religieux ou les dérives sectaires.
Un polar à dévorer tant pour la qualité de son intrigue que pour l'insolite incursion en terra incognita !



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dimanche 16 janvier 2022

L'affaire Rambla ou le fantôme de Ranucci d'Agnès Grossmann

 











Éditeur : Les Presses de la Cité
Parution : 06/01/2022
Nombre de pages : 318
Genre : document

L'auteure :














Agnès Grossmann est journaliste (télévision et presse écrite), auteure de documentaires, notamment pour l'émission " Faites entrer l'accusé", sur les affaires Omar Raddad, Francis Heaulme ou Patrick Dils. Férue de criminologie, elle a publié L'Enfance des criminels (Hors Collection, 2012).

Quatrième de couverture :

La reconstitution passionnante de l'affaire Ranucci. Avec elle, les débats houleux de l'erreur judiciaire et de la peine de mort. Trente ans plus tard, Jean Rambla, victime et témoin de l'affaire et du " pull-over rouge ", sera accusé de meurtres. Concis, humain, passionnant, ce récit raconte une époque et ses destins. Entre doute et intime conviction : une quête de vérité.
C'est l'une des plus grandes affaires criminelles du XXe siècle. Le 3 juin 1974, à Marseille, Marie-Dolorès Rambla, huit ans, est enlevée sous les yeux de son petit frère, Jean-Baptiste, puis retrouvée morte deux jours plus tard.
Condamné à mort pour ce crime, Christian Ranucci sera guillotiné le 28 juillet 1976. Depuis, sa culpabilité a été remise en cause par l'écrivain Gilles Perrault dans son livre Le Pull-over rouge.
Quarante ans plus tard, Jean-Baptiste Rambla a tué deux femmes. Il est devenu un criminel à son tour. Devant les psychiatres, il invoque le fantôme de Ranucci qui le hante et ceux qui, selon lui, ont " volé la vérité ". En revenant sur l'affaire Ranucci, appelée aussi l'affaire " du pull-over rouge ", Agnès Grossmann retrace la tragédie de la famille Rambla, anéantie par la perte et le chagrin, emportée sans ménagement dans la tourmente judiciaire et broyée par la machine médiatique.

Mon avis :

« Jean-Baptiste Rambla apparaît prisonnier de ce 3 juin 1974, qu'il semble condamné à vivre et revivre tel le héros tragique d'un jour sans fin. »

Nous sommes le 3 juin 1974. Un lundi de pentecôte ensoleillé qui va tourner au cauchemar pour la famille Rambla. Leur fille ainée Marie-Dolorès, 8 ans, va être violemment assassinée après avoir été enlevée en présence de son petit frère Jean-Baptiste. Un enfant de seulement six ans, impuissant et inconscient du drame qui se prépare et qui va changer sa destinée.
Le tueur âgé de seulement vingt reconnait très vite les faits. Il a mis les enfants en confiance en leur demandant de l'aider à retrouver son chien et en a profité pour enlever la petite fille. Les preuves sont accablantes. Il va même indiquer aux policiers l'endroit précis où il a caché l'arme du crime. L'affaire ultra-médiatisée déchaîne les passions, le peuple français réclame la tête de l'assassin. 
Le procès se terminera par une condamnation à mort. Christian Ranucci sera guillotiné le 28 juillet 1976.
L'affaire aurait pu s'arrêter là, laissant la famille Rambla à son deuil, loin du brouhaha des médias.
Malheureusement, la sortie du livre Le pull-over rouge en 1978, une enquête romancée sur cette affaire jetant le doute sur la culpabilité de l'assassin, va mettre le feu aux poudres et raviver la douleur de la famille endeuillée. 
La parution de ce roman encensé par les médias va faire l'effet d'une bombe. Il va secouer le peuple et relancer le débat public houleux et passionné sur l'abolition de la peine de mort, mesure qui sera adoptée en 1981 sous le septennat de François Mitterrand. Christian Renucci sera l'avant-dernier condamné à être guillotiné en France. 
La famille Rambla n'acceptera jamais que la culpabilité irréfutable du criminel soit remise en cause. Le père va entreprendre une lutte acharnée pour lever le doute qui pèse sur la culpabilité du meurtrier de sa fille, entraînant son fils Jean-Baptiste dans sa bataille. Un fils déjà terriblement éprouvé qui se sent coupable de ne pas avoir sauvé sa sœur et qui va devenir un criminel à son tour, en assassinant brutalement deux femmes…

Tout comme l'affaire du petit Gregory, l'affaire Ranucci a enflammé l'opinion public en son temps. Un crime d'enfant abominable et incompréhensible, ultra-médiatisé et ne laissant aucun répit aux familles endeuillées. 
Pendant plusieurs décennies, ce dossier qui fut un précieux levier pour l'abolition de la peine de mort a échauffé et partagé les esprits, revenant régulièrement sur la scène médiatique avec des  livres, des films, des débats télévisés ou des reportages.
Avec force détails et beaucoup d'humanité, l'auteure du présent ouvrage revient sur la douleur et le traumatisme vécu par la famille Rambla qui s'est sentie dépossédée de son droit au deuil et attaquée par la vindicte populaire, les rendant coupables d'avoir favorisé l'envoi d'un homme à l'échafaud. Quarante ans après, le fils deviendra un assassin à son tour. Quelle part a joué le traumatisme d'enfance dans ce passage à l'acte ? Aurait-il tout de même tué ? Nul ne le saura jamais.
Difficile de ressortir indemne de cette lecture sur laquelle plane en permanence l'ombre inquiétante du chien noir !  
 


Merci à Babelio et aux éditions Presses de la Cité.

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lundi 9 août 2021

Elma de Eva Björg Ægisdóttir

 













Éditeur : La Martinière
Parution : 20/05/2021
Traduction : 
Nombre de pages : 400
Genre : polar scandinave

L'auteur : 














Née à Akranes en 1988, Eva Björg Ægisdóttir vit à Reykjavík avec son mari et ses trois enfants. Elma, son premier roman, est devenu un best-seller en Islande. Il a été récompensé du Blackbird Award, un prix créé par Yrsa Sigurdardóttir et Ragnar Jónasson pour promouvoir les meilleurs espoirs du polar islandais.

Quatrième de couverture : 

Elma ne pensait pas revenir un jour habiter sa ville natale. Akranes, ce petit bourg islandais à l'atmosphère oppressante, où les amitiés d'enfance portent les stigmates de terribles secrets...
Affectée au poste de police local, cette ancienne inspectrice de la brigade criminelle de Reykjavík n'a pourtant pas le choix. Elle fuit une histoire d'amour qui l'a laissée en miettes. L'épaule de son nouveau collègue Sævar semble bien réconfortante.

Quand le cadavre d'une femme est retrouvé gisant au pied d'un phare...
Une femme qui avait quitté Akranes – comme Elma.
Une femme dont le passé murmure aux oreilles de toute la ville, ronge le cœur des habitants les moins soupçonnables…

Mon avis : 

« Depuis l'année 2000, une vingtaine d'homicides avaient été recensés. La plupart des meurtres d'hommes commis par des hommes étaient liés à l'alcool. Quand les victimes étaient des femmes, il s'agissait le plus souvent de violence domestique. Elma savait que cette violence, souvent cachée, pouvait se déchaîner dans les appartements les plus cossus, au milieu de meubles signés par les plus grands designers. »

Après quelques années de service dans la police de Reykjavík, Elma est de retour dans sa ville natale. Cabossée par des événements tragiques et de vilains bleus au cœur, l'inspectrice noie son chagrin dans le travail et parfois quelques verres de trop. 
Son arrivée à Akranes coïncide avec le meurtre d'une jeune mère de famille retrouvée assassinée au pied du phare local, l'une des attractions les plus courues de cette petite ville. La victime, également native d'Akranes, avait fréquenté la même école que l'enquêtrice. Cette dernière va replonger dans ses souvenirs d'enfance et devoir fouiller dans le passé trouble d'anciennes camarades de classe dont les secrets bien cachés vont refaire surface au fil d'une investigation qui sera riche en surprises et en événements dramatiques. 
C'est tout un village qui sera passé à la moulinette, avec un bon paquet de linge sale à remuer, notamment parmi les notables d'une bourgade dont la tranquillité n'est que façade…

 Si vous êtes friands des enquêtes addictives de Camilla Läckberg vous ne pourrez que craquer pour le roman de cette nouvelle venue dans l'univers du polar scandinave. 
Ambiance glacée, suspense au cordeau, vilains secrets de famille, faux-semblants et très vilains mensonges sont au menu de cette palpitante intrigue. Une recette imparable et qui marche à tous les coups !


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samedi 5 décembre 2020

Un crime sans importance d'Irène Frain














Éditeur : Seuil
Parution : 20/08/2020
Nombre de pages : 250
Genre : littérature française

L'auteure : 













Irène Frain née le 22 mai 1950 à Lorient est agrégée de lettres classiques. Cette romancière qui est également historienne est l'auteur de nombreux romans et biographies dont "Gandhi, la liberté en marche" (2007), "Les Naufragés de l'île Tromelin" (2009) un ouvrage couronné par le Grand Prix de l'Académie de Marine 2010 ainsi que le Grand Prix Palatine du Roman Historique 2009,"La Forêt des 29" (2011), "Beauvoir in love" (2012), "Sorti de rien" Prix Bretagne-Breizh 2014 et "Marie Curie prend un amant" (2015). 
"Un crime sans importance" vient d'obtenir le prix Interallié 2020.

Quatrième de couverture : 

" Les faits. Le peu qu'on en a su pendant des mois. Ce qu'on a cru savoir. Les rumeurs, les récits. Sur ce meurtre, longtemps, l'unique certitude fut la météo. Ce samedi-là, il a fait beau. Dans les commerces et sur les parkings des hypermarchés, on pointait le ciel, on parlait d'été indien. Certains avaient ressorti leur bermuda et leurs tongs. Ils projetaient d'organiser des barbecues dans leur jardin.
L'agresseur, a-t-on assuré, s'est introduit dans la maison de l'impasse en plein jour. On ignore à quelle heure. Pour trancher, il faudrait disposer du rapport du policier qui a dirigé les investigations. Malheureusement, quatorze mois après les faits, il ne l'a toujours pas rendu. "
Face à l'opacité de ce fait divers qui l'a touchée de près – peut-être l'œuvre d'un serial killer –, Irène Frain a reconstitué l'envers d'une ville de la banlieue ordinaire. Pour conjurer le silence de sa famille, mais aussi réparer ce que la justice a ignoré. Un crime sans importance est un récit taillé comme du cristal, qui mêle l'intime et le social dans des pages tour à tour éblouissantes, drôles ou poignantes.

Mon avis :

« Je vais écrire sur Denise. Ecrire pour que la justice se mette à son tour à écrire. Des mots comme "crime", par exemple, au lieu "d'agression" et "meurtre" au lieu de "décès". Même si elle ne met pas la main sur le coupable, elle est seule à pouvoir laver nos vies du sang versé. Si la police a échoué, c'est à elle, la justice, de reprendre le flambeau. A elle d'agir, maintenant, à elle de dire, à elle d'écrire, à elle de remettre de l'ordre dans ce chaos. Il est simple, cet ordre, les humains le connaissent depuis la nuit des temps. Les vivants chez les vivants, les morts chez les morts. »

Elle avait 79 ans et vivait une retraite paisible dans un modeste pavillon de banlieue. Anonyme parmi les anonymes, elle sortait peu et uniquement en journée, pour faire quelques courses ou se rendre à l'église évangélique le dimanche. Elle était méfiante et fermait toujours à double tour ses portes et ses volets le soir venu. 
L'horreur a pourtant frappé à sa porte, par une chaude après-midi de septembre 2018. Elle composait des sachets parfumés à la lavande de son jardin pour ses proches, et elle était à mille lieues d'imaginer qu'elle vivait son dernier été. Un monstre s'est introduit à son domicile pour la dépouiller de ses biens, la tabassant avec une rare violence et la laissant pour morte. Elle succombera d'ailleurs de ses blessures, après sept semaines d'hospitalisation.
La victime de ce meurtre sauvage, l'auteure la connaissait bien. C'était sa sœur ainée. Elle s'appelait Denise.
Pas de marche blanche pour elle, à peine un entrefilet dans le journal pour dénoncer ce crime abominable.
Révoltée par ce silence et l'immobilisme de la justice, Irène Frain va remuer ciel et terre pour que justice soit rendue. En vain. 
A ce jour, ce meurtre reste toujours impuni et les nombreuses questions que se posent l'auteure sont sans réponses. 
Alors, elle a décidé de faire revivre sous sa plume cette sœur qui a illuminé son enfance… afin de la sortir de la horde des invisibles !

Avec beaucoup de pudeur, de juste colère mêlée d'effroi et d'impuissance, et d'une admirable obstination, Irène Frain dénonce  la barbarie, l'injustice et un odieux silence à travers ce récit intime et douloureux. 
Pour sortir Denise de l'anonymat, l'auteure a décidé de dégainer sa meilleure arme : l'écriture. Un tourmentant exercice de style qu'elle a réussi avec brio puisqu'elle vient d'obtenir le prix Interallié avec ce témoignage.  
Son récit m'a émue aux larmes car j'ai senti qu'il était écrit avec le cœur. Et comme le disait si justement Alexandre Dumas fils :  "La sincérité trouve toujours de l'écho" !

 

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dimanche 5 mai 2019

36 Quai des Arvernes de Simone Chanet-Munsch




















Éditeur : Charoumu
Parution : 01/04/2019
Nombre de pages : 446
Genre : policier

L'auteur :


Simone Chanet-Munsch est née en juin 1946 à Chamalières. Elle a fait la plus grande partie de ses études à Clermont-Ferrand au lycée Jeanne d’Arc avant de devenir professeur de mathématiques. Elle a enseigné pendant huit ans au lycée Simone Weil du Puy en Velay puis durant vingt-trois ans à Marseille. Après trente et un ans passés en Provence, essentiellement à Aubagne, Simone Chanet-Munsch revient en Auvergne. Elle est installée à Chamalières depuis septembre 2009. Elle est aussi l'auteur de "Le défi à d'Osiris" (2010), "La forteresse de désert" (2010), "Deux âmes en détresse (2011), L'orphelin du lac" (2012), " Huit clos au manoir des soupirs" (2015) et de la trilogie la "Fédération de Planètes Solidaires", tous parus aux éditions Charoumu.

Quatrième de couverture : 


La vie d’une femme est entre tes mains. Un seul indice : Schubert… De quel lieu s’agit-il ? Si tu m’envoies la réponse avant minuit, je l’épargnerai ! Niko Lars, ta créature qui refuse de disparaître." Depuis que Marion Cardeau a fait mourir le héros récurrent de ses romans, un inconnu la terrifie en lui envoyant des mails signés Niko Lars : il lui annonce à l’avance, à travers une énigme, le lac d’Auvergne où il déposera le corps d’une femme assassinée. Le commissaire Balan du SRPJ de Clermont-Ferrand voit bientôt en Marion le seul maillon susceptible de conduire les enquêteurs au meurtrier : ce dernier l’a nécessairement côtoyée puisqu’il dépose sur le corps de chaque victime un objet lui ayant appartenu. Alors, qui se cache derrière le pseudonyme du héros évincé ? Un proche de la romancière ? Un lecteur déçu ?... Pourquoi pas son nouveau collègue à la clinique des Tilleuls, l’énigmatique Ludovic Magnard qui ne la laisse pas indifférente ?... Totalement anéanti par son impuissance, Balan se pose des questions plus troublantes : où et quand Marion a-t-elle rencontré son tour-menteur ? Ignore-t-elle vraiment les raisons d'un tel harcèlement ?... Et surtout, pourquoi prétend-t-elle avoir oublié des souvenirs pourtant mémorables ? Au fil d’une enquête foisonnante en fausses pistes et en rebondissements, le lecteur découvre les personnalités complexes de victimes souvent attachantes et de suspects aux alibis inattaquables !

Mon avis : 

« Dans sa mémoire, un ciel estival à la lumière éblouissante remplaça le couvercle nuageux plombé qui donnait à la matinée des allures de crépuscule ; un soleil brûlant se substitua à la grisaille humide et brumeuse... Il n'avait plus quarante-et-un ans mais douze, quinze ou dix-sept. Une bande de cousins, d'amis, de jeunes Ciotadens le tirait de sa solitude. Des cris joyeux, des provocations, des défis parfois téméraires montaient jusqu'à lui, accompagnés de l'éclat des plongeons dans la faille aux eaux turquoise. »


La Ciotat, avril 2017 : un homme en deuil se rend sur les lieux où il rencontra celle qui fut son épouse adorée. Perdu dans ses souvenirs au bord des rochers, ce dernier est poussé dans le vide par un inconnu. 
Qui voulait donc la mort de ce professeur d'université à la vie sans remous et déjà bien secoué par les épreuves de la vie ?

Clermont-Ferrand, septembre 2017 : Marion Cardeau, jeune auteure à succès, est prise pour cible par un tueur retors et insaisissable qui lui en veut d'avoir fait disparaître le héros de ses romans policiers. Ce dernier la harcèle via des SMS et laisse des objets qui ont appartenu à Marion 
sur le lieu de ses crimes. Mais pourquoi la prend-il pour cible ?

Le commissaire Romain Balan du SRPJ, chargé de résoudre cette enquête, se retrouve face à un véritable casse-tête, le criminel le baladant au cœur des lacs d'Auvergne et semant des indices tel un Petit Poucet machiavélique. Le meurtrier semble toujours avoir une longueur d'avance sur les enquêteurs, qui pressés par leur hiérarchie, aimeraient mettre fin à cette hécatombe.
La clé de l'énigme est certainement Marion, mais cette dernière doit lutter contre les barrières qui se dressent devant sa mémoire. La jeune femme va devoir renouer avec son passé et creuser dans les limbes de ses souvenirs si elle veut prendre l'assassin de vitesse et ne pas être la prochaine victime de son palmarès macabre...

Entre la Grande Bleue et les lacs d'Auvergne, Simone Chanet-Munsch nous balade dans un jeu de piste meurtrier, mené d'une main de maître par un tueur expert en devinettes qui veut la peau d'une romancière à succès. 
Riche en traquenards et en fausses pistes, l'intrigue qui court sur plus de quatre-cents pages mène le lecteur sur des chemins de traverse pour mieux le perdre dans une intrigue foisonnante et fertile en rebondissements de dernière minute. 
Mêlant enquête policière et promenade au cœur d'une nature sauvage et authentique, 36 Quai des Arvernes est un polar aussi intriguant qu'oxygénant !



Merci à Simone Chanet-Munsch.

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samedi 28 avril 2018

La disparition de Stéphanie Mailer de Joël Dicker




















Éditeur : De Fallois
Parution : 07/03/2018
Nombre de pages : 637
Genre : littérature suisse

L'auteur :














Né à Genève en 1985, Joël Dicker est juriste de formation. En 2010, il reçoit le Prix des écrivains Genevois pour son premier roman "Les Derniers Jours de nos pères. "La Vérité sur l'Affaire Harry Quebert" a obtenu le Grand Prix du Roman de l'Académie française et le Prix Goncourt des Lycéens en 2012. Joël Dicker a également publié "Le livre des Baltimore" en 2015.

Quatrième de couverture :


30 juillet 1994. Orphea, petite station balnéaire tranquille des Hamptons dans l’État de New York, est bouleversée par un effroyable fait divers: le maire de la ville et sa famille sont assassinés chez eux, ainsi qu’une passante, témoin des meurtres.
L’enquête, confiée à la police d’État, est menée par un duo de jeunes policiers, Jesse Rosenberg et Derek Scott. Ambitieux et tenaces, ils parviendront à confondre le meurtrier, solides preuves à l’appui, ce qui leur vaudra les louanges de leur hiérarchie et même une décoration.
Mais vingt ans plus tard, au début de l’été 2014, une journaliste du nom de Stephanie Mailer affirme à Jesse qu’il s’est trompé de coupable à l’époque.
Avant de disparaître à son tour dans des conditions mystérieuses.

Qu’est-il arrivé à Stephanie Mailer?

Qu’a-t-elle découvert?

Et surtout: que s’est-il vraiment passé le soir du 30 juillet 1994 à Orphea?

Mon avis :

« La réponse était juste sous vos yeux. Vous ne l’avez simplement pas vue.» Le soir où le capitaine de police Jesse Rosenberg organise une petite réception pour fêter dignement son départ, Stephanie Mailer, une journaliste nouvellement recrutée pour alimenter la feuille de choux locale, lui assène qu'elle a la preuve qu'il s'est trompé de coupable concernant un quadruple meurtre survenu vingt ans plus tôt dans la petite ville côtière d'Orphea, en 1994. Curieusement, la jeune femme disparaît quelques jours après, laissant le policier dans le désarroi. Et si l'enquêteur loué par ses pairs pour avoir résolu 100% de ses enquêtes s'était réellement trompé sur l'identité du meurtrier ? Bien décidé à faire la lumière sur la disparition de Stephanie Mailer et découvrir cette fameuse preuve qui remet tout en question, Jesse Rosenberg accompagné de son équipier de l'époque décide de relancer l'enquête clôturée, malgré le vif mécontentement de ses supérieurs. Les policiers ne seront pas au bout de leurs surprises et cette intrigante affaire va s'avérer bien plus complexe, périlleuse et meurtrière qu'ils n'auraient pu l'imaginer... 

Reprenant les ficelles qui ont fait le succès de son excellent second roman "La vérité sur Harry Quebert", Joël Dicker nous livre un récit gigogne à l'intrigue touffue et truffée de rebondissements que j'ai lu sans déplaisir, mais qui m'a laissée un peu sur ma faim en raison d'une impression de "déjà lu" :  la ville d'Orphea qui remplace Aurora, un crime sordide commis des années plus tôt qui se voit résolu, l'impact des médias, la gloire éphémère... 
Quand à dire à quel registre littéraire appartiennent les écrits de Joël Dicker et sur lequel les avis divergent (le beau gosse de la littérature réfutant tout appartenance au sous-genre du roman que serait le polar), s'il me fallait trancher je dirais que j'ai lu un roman policier d'excellente facture, même si pour ce dernier, les qualités littéraires du texte n'ont pas su m'éblouir autant que la dentition éclatante de l'auteur !
Ceci dit, ce n'est que mon humble avis. Les goûts et les couleurs ...



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samedi 17 mars 2018

Les filles des docks de Marina Dupré




















Éditeur : Marina Dupré
Format : ebook
Parution : 01/03/2018
Nombre de pages : 284
Genre : thriller

L'auteure :

En raison de recherches infructueuses sur le net, je n'ai pas la possibilité de renseigner la biographie de Marina Dupré dont j'ai téléchargé gratuitement le livre sur Amazon.

Quatrième de couverture :

Thalie, jeune bachelière, arrive au Havre pour suivre ses études. Au cours d'une soirée étudiante, elle rencontre Clément, un jeune homme un peu mystérieux dont l'entourage de Thalie se méfie. En même temps, la meilleure amie de Thalie se retrouve hospitalisée pour une tentative de suicide... Mais des éléments ne collent pas. Audrey ne cesse de dire qu'elle a été violée et qu'elle n'a jamais tenté de se tuer. De son côté, Clément change radicalement d'attitude et Thalie se retrouve partagée entre son cœur et sa raison.

Mon avis :

« Mon cœur cognait dans ma poitrine. Des images de cette soirée cauchemardesque me revenaient par flash, me déstabilisant. »

Jolie blonde complexée car un peu boulotte, Thalie rentre en première année d'IUT au Havre avec quelques appréhensions. C'est la première fois qu'elle quitte le giron familial pour emménager seule dans un studio. Alors, malgré la proximité de ses amies qui louent une chambre universitaire au CROUS, elle redoute un peu cette épreuve. Pour la détendre, son audacieuse copine Audrey lui propose de participer à la première soirée étudiante de la rentrée. Accompagnées de quelques amies, les jeunes femmes se rendent dans la boîte branchée qui organise l’événement. Si Thalie a le coup de foudre pour un bel étudiant en licence, la soirée tourne bientôt au drame quand son amie déclare avoir été violentée par un copain de ce dernier... Et le lecteur lui non plus ne sera pas au bout de ses surprises, car si cette histoire démarre sur une belle romance, la suite des événements va se montrer beaucoup plus dramatique !

Roman choral donnant tour à tour la parole aux deux protagonistes principaux (Thalie et son boyfriend Clément), "Les filles des docks" nous entraîne dans un univers à mille lieux des Bisounours. On découvre petit à petit de bien vilains secrets et l'on assiste impuissant à la mise en place inéluctable du drame final !
A travers ce thriller qui fait froid dans le dos, l'auteure aborde des problématiques d'actualité comme les troubles alimentaires, la drogue du viol ou la présence de plus en plus phagocytante des réseaux sociaux dans nos vies.
Malgré quelques coquilles et invraisemblances dans le texte, je n'en ai pas moins passé un agréable moment de lecture. Les personnages sont dépeints avec réalisme et l'on arrive à ressentir leurs émotions, l'écriture est plaisante et l'intrigue relativement originale et distrayante. 
Si vous aimez frissonner avec des thrillers privilégiant le suspense plutôt que l'action, ce livre devrait vous faire passer un bon moment (en toute simplicité et sans prise de tête) !



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samedi 10 mars 2018

La femme à la fenêtre d'A. J. Finn




















Éditeur : Presses de la cité
Traduction : Isabelle Maillet
Parution : 08/02/2018
Nombre de pages : 528
Genre : thriller

L'auteur :















Né à New York, A. J. Finn est journaliste et auteur. Il a vécu dix ans en Angleterre avant de retourner aux Etats-Unis. L'auteur a collaboré à plusieurs journaux et magazines parmi lesquels le Los Angeles Times, le Washington Post et le supplément littéraire du Times (UK). 
Avec son premier roman "La femme à la fenêtre", il a fait une entrée fracassante dans le monde du thriller. Vendu à plus de trente-huit pays en un temps record, ce thriller s'annonce comme le phénomène éditorial de 2018. La Fox est déjà en train de l'adapter pour le grand écran.

Quatrième de couverture : 

Elle a tout vu, mais faut-il la croire ?
Séparée de son mari et de leur fille, Anna vit recluse dans sa maison de Harlem, abreuvée de merlot, de bêtabloquants et de vieux polars en noir et blanc. Quand elle ne joue pas aux échecs sur internet, elle espionne ses voisins. Surtout la famille Russell – un père, une mère et un adorable ado –, qui vient d'emménager en face. Un soir, Anna est témoin d'un crime. Mais comment convaincre la police quand on doute soi-même de sa raison ? 

" La Femme à la fenêtre appartient à ce type de livres singulier qu'il est impossible de lâcher. " Stephen King 

" Stupéfiant. Palpitant. Finn nous offre un thriller digne de ce nouveau millénaire. " Gillian Flynn 

" 10/10 sur l'échelle du twist ! " Val McDermid 

" Une oeuvre sombre au dénouement époustouflant. " Ruth Ware

Mon avis : 

« Retour au 212, où Rita et l'artisan sont en train de se dévêtir en toute hâte. Je pourrais appeler les Renseignements, téléphoner chez elle et la prévenir... Je ne le ferai pas. Observer les autres, c'est comme tourner un documentaire animalier : on ne se mêle pas de la vie des bêtes. »


Pédopsychiatre de renom, Anna a cessé d'exercer depuis un an suite à un événement dramatique qui a ravagé son existence. Depuis, cette dernière vit comme un zombie. Retranchée derrière ses fenêtres, elle passe la plupart de son temps dans l'obscurité, épiant ses voisins à l'aide de ses jumelles. Devenue agoraphobe, il lui est impossible de quitter sa demeure et n'a d'échanges avec l'extérieur que par le biais des réseaux sociaux et d'un forum d'aide aux personnes souffrant des mêmes troubles qu'elle auxquels elle dispense des conseils de survie. Malgré les visites hebdomadaires de son psychiatre et de sa kinésithérapeute, cette dernière se trouve dans une situation d'isolement extrême. Alors, pour pimenter un peu sa vie, elle joue les espionnes. Un jeu dangereux qui va finir par se retourner contre elle. Certaine d'avoir assisté à l'assassinat d'une de ses nouvelles voisines, Anna affolée appelle le 911. Mais qui croirait cette femme à l'esprit perturbé et embrumé par l'abus de Merlot et de médicaments ? Certainement pas la police, d'autant plus que ses voisins nient farouchement leur participation à un meurtre  dont il ne reste nulle trace suspecte à leur domicile.
Anna a-t-elle réellement assisté à cet assassinat ou bien a-t-elle tout imaginé ?

Si vous avez aimé "La fille du train" et "La fille d'avant", vous allez certainement apprécier la lecture de "La femme à la fenêtre".
Prenez  une recette qui a déjà fait ses preuves : une femme isolée et fragilisée psychologiquement qui abuse de l'alcool ou des neuroleptiques et qui se retrouve la proie d'un dangereux manipulateur pervers contre lequel elle doit lutter, vous aurez alors une idée du type d'intrigue dont il est question dans cet inquiétant thriller. 
Petit bonus, les cinéphiles apprécieront les nombreux clins d’œil au 7ème art, notamment aux classiques du suspense en noir et blanc.
Si ce thriller psychologique n'a rien de vraiment novateur, il m'a cependant tenue en haleine jusqu'à la dernière ligne et fait passer un savoureux moment de lecture. Alors, si vous aussi vous aimez ce genre d'intrigue à la sauce hitchcockienne, ne boudez pas votre plaisir !



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